Il est 7h00 du matin et Patrick vient réveiller François, son jeune fils de 10 ans. Il le réveille et lui dit « Sais-tu quel jour nous sommes François? » et le petit lui répond « Oui ! Nous sommes le 25 décembre n’est-ce pas ??? » Patrick, émut par l’enthousiasme de son jeune fils lui répond « C’est bien ça. Empresse toi de descendre, il y a beaucoup de cadeaux qui t’attendent sous le sapin. ». François se prépare, il fonce dans la salle de bain, se rafraichi le visage, s’habille et descend en courant. Son père s’attendant à des cris de joie s’étonne de ne rien entendre … Il descend voir et  ne trouve pas son fils dans le salon prêt du sapin. Il remarque également que les cadeaux n’ont pas été déballés. Il s’inquiète et cherche après François. C’est au fond du jardin qu’il le retrouve en train de s’amuser avec la neige.


Pendant quelque temps, je me suis posé la question « Comment dois-je faire pour vivre les bénédictions de Dieu ? ». Il m’arrivait de pleurer de joie en lisant ma Bible, émut par les cadeaux merveilleux que Dieu avait pour nous. Mais la tristesse et la culpabilité sont venues peu de temps après. Comment dois-je faire pour les vivre ? Elles sont là, pas loin, pourquoi n’arrive-je pas à les vivre ?


Cette question m’a triturée la tête pendant un petit moment avant de me rendre compte que, peut-être étais-je comme François, dans le jardin en train de jouer avec la neige. Peut-être suis-je passé à côté de l’endroit où Dieu avait déposé pour moi tous ses merveilleux cadeaux remplis de bénédictions. En méditant Malachie, je me suis rendu compte que, bien que Dieu était prêt à ouvrir les fenêtres du ciel pour Israël, à condition qu’il se repente (Malachie 3.10), pour nous, il en est différemment. En effet, en Jésus, les fenêtres du ciel nous sommes toujours ouvertes ! Nous avons l’accès pour aller puiser cette pluie de bénédiction !


C’est à la croix que Dieu a fait pleuvoir cette pluie de bénédiction. En Jésus, Dieu à porter sur nous cette parole qu’il donna à son peuple « Si tu te repens … » En Jésus, Dieu nous dit « Voici de quoi être définitivement lavé de tes péchés. Tu n’auras pas à courir en vain. À ta fatiguer vers un objectif que tu ne pourras atteindre. Accepte ! Accepte simplement ce cadeau que je te fais. Je t’offre mon fils, ne passe pas à côté, car il est celui qui te conduira vers moi et je pourrais te couvrir de bénédiction. »


Nos cadeaux, c’est à la croix qu’ils se trouvent. Ne le cherchons pas ailleurs ! Même si la neige de ce monde (image pour parler de tout ce qu’il nous propose de tentant) est attirante, n’oublions pas qu’elle n’est qu’éphémère. Un peu de chaleur, et elle fond. Mais les cadeaux de Dieu sont eux, inépuisable, et demeure même dans la chaleur torride de l’épreuve.


En ce moment de fêtes, ou la Noël sera célébré n’oublions pas que si un sauveur nous est né, c’est afin de nous offrir cette croix au pied de laquelle se trouve nos bénédictions. Restons attachés à cette croix. Vivons à l’exemple du Christ, et heureux nous sommes, car le Royaume de Dieu nous est acquis en Jésus !

 

Soyez béni en ces temps de fêtes, même si vous êtes seul, même si vous n’avez pas suffisamment d’argent, sachez qu’en Jésus, il y a cette réalité que vous êtes déjà maintenant et pour toujours assis dans les lieux célestes. Un jour, il reviendra et en ce jour-là, notre joie sera complète.

Par Fabien
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Il y a des moments dans la vie où l’on se pose des questions. Des temps de remise en question qui peuvent nous faire douter de beaucoup chose. Face à la dureté de la vie ici-bas, nous en venons aussi à remettre en question le sens de la foi chrétienne.  Dans Ml3.13-15, c’est ce qu’on fait une partie du peuple juif.  En vue de ce qu’ils observaient, ils en ont conclu : « C’est inutilement que l’on sert Dieu : qu’avons-nous gagné à assurer son service et à marcher la mine sombre à cause du Seigneur (YHWH) des Armées ?».

 

La remise en question concerne, le fait d’assurer son service. On peut aussi comprendre « garder ses observances ». La question est donc posée : à quoi bon garder les observances de Dieu ? À quoi bon marcher à l’écoute de ce qu’il nous dit ? À en croire ce qu’ils nous disent, cette partie du peuple considère qu’assurer le service de Dieu équivaut à mener une vie de deuil (« marche la mine sombre »).  Je pense que nous avons déjà tous eu des moments où nous avons trouvé la marche avec Dieu très peu réjouissante, voire même parfois pénible. Et c’est une observation qui grandira au fur et à mesure ou notre regard sera imprégné des valeurs de ce monde. La difficulté à laquelle ce peuple était exposé était de vivre une vie d’obéissance stricte à Dieu au milieu de peuples aux idoles et aux vices innombrables. Si cette partie du peuple en est venue à cette conclusion sommes toute pessimiste, c’est parce qu’ils ont sondé la vie de serviteur de Dieu, à la lumière des valeurs de leur monde. Les idolâtres et les pervers avaient tout l’air de bien, s’amuser pourquoi eux devraient-ils rester dans leur coin à servir un Dieu qui les emprisonne ? Pourquoi ne pourraient-ils pas, eux aussi, jouir de tout sans devoir se retenir ? En quoi sont-ils différents des autres ? C’était là probablement leur questionnement et c’est peut-être aussi les nôtres.

 

Quelle réponse donner à cela ? Les versets suivants (v.15-21) y répondent. La réponse est frappante. Ceux qui servent Dieu seront gardés, mais ceux qui ne le servent pas seront comme du chaume dans la fournaise ardente (v.19). Ceux qui craignent Dieu trouveront en lui justice et guérison (v.20) au jour que prépare le Seigneur (v.21). Ces paroles magnifiques sont à mettre en lien avec la section précédente (Ml3.7-12), celui qui craint le Seigneur verra Dieu ouvrir les fenêtres du ciel pour lui. Cela signifie que celui qui craint Dieu n’est pas quelqu’un qui vit la mine fatiguée ou accablée, bien au contraire ! Il est quelqu’un qui a Dieu pour soutien ! Ml3.10 montre que tout ce qu’il y a dans le ciel est disponible pour celui qui craint le nom de Dieu, qui mène une vie de disciple. Le plein secours de Dieu lui est accordé en tout temps.

 

En conclusion, si l’on évalue notre vie à la lumière des valeurs qu’il y a dans le royaume de Dieu, alors on se rend compte que ceux qui vivent dans l’emprisonnement la mine sombre sont ceux qui ne peuvent se défaire des perversités de ce monde et qui n’ont pour secours que la faiblesse de leurs forces. Mais pour ceux qui craignent Dieu, ils sont assurés, par leurs noms inscrits dans le livre (v.16), qu’ils appartiennent à Dieu et qu’ils y a, pour eux, un jour bien meilleur qui leur est réservé. Vivons donc ce temps présent la tête haute puisant toute notre gloire en Dieu. Menons notre vie de disciple avec fierté, car Christ est le garant de notre salut. Il est celui qui prépare notre place au ciel et celui qui partage avec nous sa gloire céleste.

Par Fabien
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« Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air sombre, comme les hypocrites ; ils arborent un visage défait pour montrer aux gens qu’ils jeûnent. Amen, je vous le dis, ils tiennent là leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage, afin de ne pas montrer que tu jeûnes aux gens, mais à ton père qui est là, dans le secret ; et ton père, qui voit, là, dans le secret, te le rendra. » (Mt6.16-18)

 

Tout le sermon sur la montagne traite de ce qu’on peut appeler une bonne éthique chrétienne. Cette éthique est à un point exigeant que le réformateur, Martin Luther, pensait même qu’elle était inatteignable pour le croyant, mais représentait un absolu. Il est vrai que le sermon sur la montagne (Mt5.1-7.29) représente une vie très exigeante. Et probablement décourageante lorsque nous le lisons.

Personnellement, le passage que j’ai extrait me redonne courage.

 

« Mais à ton père qui est là, dans le secret ; et ton père, qui voit, là, dans le secret, te le rendra » (v.18). Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai eu des larmes des joies ce matin en lisant ce passage. M’imaginer que le Dieu créateur de toute chose, ce Dieu qui est tout puissant, il me voit dans le secret de mes jours. Non seulement il me voit, mais il me rendra. Ce dernier terme est riche de sens en grec (« apodidomi »). Il se situe en opposions à l’attitude des pharisiens décrits précédemment. Lorsqu’une personne agit religieusement afin de se montrer aux hommes, il reçoit alors sa gloire des hommes. Ce sont les hommes qui le glorifient. Mais celui qui, dans le secret, recherche la gloire de Dieu au travers d’une vie pieuse, d’une vie humble, dans le secret de Dieu, lui recevra la gloire de Dieu !

 

En fait, deux choses me réjouissent. Tout d’abord, Dieu nous appel à vivre une réellement relation avec lui. Il faut prendre au sérieux le fait que Dieu nous voit dans notre vie de tous les jours. Ce n’est pas parce que je suis seul dans ma chambre que Dieu ne me voit pas ou ne m’entend pas. La sincérité du cœur dans le calme et la tranquillité du silence de sa chambre suffit pour être vu de Dieu. Ensuite, une vie dans la proximité de Dieu (ici représenté par le jeune) nous conduira alors à recevoir, de la part de Dieu, sa gloire. Ce n’est peut-être pas la gloire des hommes que nous recevrons. Peut-être même que personne ne voit ce que nous faisons. Peut-être sommes-nous frustrés de ne recevoir aucun compliment, aucun remerciement. Mais si nous faisons ces choses pour Dieu, si ces choses sont notre sacrifice à Dieu, alors nous recevrons une gloire bien supérieure à celles des hommes ; une joie bien plus grande que ce que peut apporter la gloire des hommes. Nous serons participants de la gloire de Dieu.

 

En conclusion, celui qui cherche la gloire de l’homme aura pour récompense ce que l’homme peut lui offrir. Mais celui qui recherche à glorifier Dieu recevra, de sa part, une récompense inégalable. Reprenons alors courage et servons notre Dieu avec joie !

Par Fabien
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Le raisonnement est le suivant : pourquoi doit-on croire, si Dieu existe vraiment ?

 

S’il existait, nous en aurions des preuves évidentes et ainsi tout le monde serait croyant. Comme ce n’est pas le cas, c’est donc que Dieu n’existe probablement pas.

 

L’existence de Dieu est un sujet qui devise. Les non croyant prétendent qu’il n’existe pas, en vue de toute une série d’arguments, alors que les croyants prétendent que Dieu existe.

 

Pour le chrétien, l’existence de Dieu n’est plus à prouver ni même à croire, il l’a expérimenté. Un chrétien ne croit pas que Dieu existe, il sait que Dieu existe. Il le sait car il a vécu une rencontre avec lui. Tout comme je ne crois pas que ma femme existe, je sais qu’elle existe.

 

En ce qui concerne l’athée, la non-existence de Dieu n’est plus à prouver ni même à croire. Il sait que Dieu n’existe pas. L’athée refusera la preuve de l’existence de Dieu si cette preuve ne demeure pas dans ce qui est rationnel. Cependant, sans le savoir, l’athée accepte lui-même des preuves qui ne sont pas rationnelles. Qui serait capable de prouver qu’il aime sa femme ou son mari ? Personne ne le pourra par des preuves rationnelles. Quel argument logique peut-on invoquer pour dire combien on aime la personne ? Cela n’est simplement pas possible.  Pourtant, on accepte de croire qu’une telle personne nous aime. On ne peut pas le prouver aux autres, mais on le sait au fond de nous-même. On vit cet amour avec la personne. C’est ce qu’on appelle une preuve expérientielle.

 

Il en est de même de l’existence de Dieu. Comme il s’agit avant tout, non d’une religion mais d’une relation, la meilleure preuve qu’on peut alors invoquer pour convaincre de l’existence de Dieu est d’accepter de le rencontrer. Pour cela, rien de bien difficile, il vous suffit de vous adresser à lui. Vous n'avez rien à perdre. Et si cela s'avère vrai, alors vous aurez tout gagné.

 

Article publier sur : http://www.atoi2voir.com/atoi/catn2.php?n1=1&n2=4

Par Fabien
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Le texte de ce matin devrait faire exploser de joie tous ceux qui sont conscients d’avoir perdu une part de leur intimité avec Dieu. Car déjà, si vous en êtes conscient, c’est parce que l’Esprit Saint vous en a fait le diagnostic. Rappelons-nous des lettres aux 7 églises dans l’Apocalypse. Jésus est en train de nous peser, il dresse le bilan de notre vie. Je ne sais pas vous, mais pour ma part, le bilan n’a pas été toujours bien beau. Alors oui, j’ai des bonnes notes dans certaines matières, mais dans d’autres …

Lorsque Jésus  fait le bilan de notre vie, on peut très bien s’arrêter sur ce qui était positif et se dire, bon et bien, c’est déjà ça de prit ! Ce n’est pas si mal ! Même si l’on a que 6/10, on a réussi non ?

Sauf que, comme nous l’avons vu 6, 7, 8 ou 9/10 ne suffit pas pour Dieu. Il exige de nous un 10/10. Et je sais que plusieurs d’entre nous se sentit un peu découragé par une telle parole. Mais c’est la vérité, la vie avec Dieu est exigeante.

Mais j’ai tout de même une bonne nouvelle ce matin. Une bonne nouvelle qui s’adresse à tous ceux qui auraient une note entre 0 et 9/10. Le texte que nous venons de lire nous montre comment atteindre le 10/10.

 

 

Nous ne courons pas pour rien !


Tout d’abord, nous devons savoir que nous ne courons pas pour tien !

 

« Nous donc aussi, puisque nous sommes entourés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau et le péché qui nous enlace si facilement, et courons avec persévérance l’épreuve qui nous est proposée, (...) »(v.1)

L’auteur s’adresse à des Hébreux ayant aussi une note en dessus de 10/10. Et au début de l’épître, l’auteur nous montre que leur notre n’est pas très brillante (Hb5.12-13).

 

Au chapitre précédent, l’autre a fait la démonstration de la foi au travers de la vie de grande figure biblique telle qu’Abraham, Noé, Moïse etc. Mais ce n’est pas juste une simple démonstration car l’auteur finira cette section par dire : « Et tous ceux-là, qui avaient reçu par leur foi un bon témoignage, n’ont pas obtenu ce qui avait été promis. Dieu, en effet, avait en vue quelque chose de supérieur pour nous, afin qu’ils ne soient pas portés à leur accomplissement sans nous » (11.39-40).

 

En précisant cela, l’auteur montre que Dieu à commencer une œuvre merveilleuse avec eux et n’a pas voulu l’achevé afin que nous, nous puissions aussi y être bénéficiaire. Et même plus, comme le montre notre texte, nous pouvons fixer nos regards sur Jésus. Nous connaissons déjà l’issue, nous savons déjà ce qui nous attend.  À plus forte raison, donc,  devrions-nous nous battre contre le péché.

 

Une course difficile, mais gagnée d’avance.


Oui, c’est une course difficile. Cependant, elle est gagnée d’avance ! Oui il est écrit :

 

« (…) rejetons tout fardeau et le péché qui nous enlacent si facilement, et courons avec persévérance l’épreuve qui nous est proposée »


Cependant, il ne faut pas se le cacher, ce n’est pas forcément une tâche facile. Et parfois c’est même décourageant … Car le chapitre 11 ne parle pas que de belles histoires qui finissent bien. Il mentionne aussi celui de personne persécuté,  misent en prison, coupé à la scie etc.  (11.36-38). C’est certains ce n’est pas toujours enthousiasment.

Qu’est-ce qui pourrait donc nous conduire à persévérer dans cette course qui semble perdue d’avance ?

Lisons :

 

« 2  les yeux fixés sur Jésus, qui est le pionnier de la foi et qui la porte à son accomplissement. Au lieu de la joie qui lui était proposée, il a enduré la croix, méprisant la honte, et il s’est assis à la droite du trône de Dieu.

3  Considérez en effet celui qui a enduré une telle opposition de la part des pécheurs, pour que vous ne vous lassiez pas, par découragement. »


Les yeux fixés sur Jésus. Voilà ce qui devrait nous permettre de tenir ! Nous sommes ici au cœur de la lettre. La personne de Jésus et son œuvre prennent une place considérable. Les 10 premiers chapitres (sur 13) ne font que traiter de cela.

 

Je ne vais pas vous faire un résumé des 10 premiers chapitres. Ça en vaudrait vraiment la peine, mais nous manquons de temps. Cependant, pour bien comprendre la notion de Jésus comme pionner de la foi et qui la porte à son accomplissement, nous devons regarder à ce que l’auteur dit précédemment. Si Jésus est le pionner de la foi et qui la porte à son accomplissement, c’est non seulement parce que lui-même a enduré, avant nous, ce que nous endurons, mais surtout parce qu’il a vaincu notre unique ennemi (2.10-18). Jésus a fait preuve de persévérance en allant jusqu’au bout. Il a dû apprendre l’obéissance et cela, afin de se faire l’auteur d’un salut éternel (5.7-10).  En fait, le fait de fixer notre regard sur Jésus nous permet de nous rappeler que nous ne marchons pas vers la victoire, mais nous marchons dans la victoire. Notre ennemi est déjà vaincu ! Jésus est assis à la droite du trône de Dieu.

 

A chaque fois que nous persévérons dans notre course, nous réaffirmons cette vérité. Le fait de rejeter tout fardeau et le péché nous permet de dire à l’ennemi qu’il est vaincu.

 

Parce que Christ est assis à la droite du trône de Dieu, parce qu’il est mort pour nous, parce qu’il est couronné de gloire et d’honneur, alors il peut également nous relever lorsque nous tombons et refermer les portes que l’ennemi a ouvert. Mais pour cela il nous faut fixer notre regard sur Jésus.

 

Frères et sœurs, sans vouloir offenser qui que ce soit, notre souffrance n’est rien comparée à celle que Jésus et le Père ont endurée pour nous. Et s’ils ont accepté une telle souffrance, c’est par amour pour nous. Car Dieu a le souhait que nous prenions part à sa sainteté. Il veut que nous vivions une intimité profonde avec lui ! Mais cela exige que nous menions d’abord une vie de disciple. Que nous suivions le Christ. Que nous marchions là où Christ à marcher. Que nous demeurons sur le chemin du Christ.

 

Une course préparée par le Père


Mais Dieu nous connait mieux que quiconque. Il est un véritable Père pour nous. Et comme tout père qu’il aime ses enfants, Dieu nous éduque dans le but de nous rendre capable de remporter cette course. La course que nous courrons est préparée par le Père.

 

Une discipline stricte


Mais elle demande une discipline stricte.

 

Certes, Christ nous rend saint, c’est lui seul qui nous sanctifie ! Mais comme le disait Dietrich Bonhoeffer : « Seul le croyant est obéissant et seul celui qui est obéissant croit ». Certes, c’est Jésus qui nous rend obéissants. Mais pour y parvenir, nous devons apprendre l’obéissance et l’exercer. Nous qui sommes de nature rebelle, nous devons apprendre à obéir.

 

 

 « 4  Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang dans votre combat contre le péché,

5  et vous avez oublié l’encouragement qui vous est adressé comme à des fils : Mon fils, ne prends pas à la légère la correction du Seigneur, et ne te décourage pas lorsqu’il te reprend.

6  Car le Seigneur corrige celui qu’il aime, il donne des coups de fouet à tout fils qu’il agrée.

7  C’est pour votre correction que vous endurez ; Dieu vous traite comme des fils. Quel est en effet le fils que le père ne corrige pas ?

8  Si vous êtes exempts de la correction à laquelle tous ont part, c’est que vous n’êtes pas des fils, mais des bâtards (des enfants illégitimes).

9  Puisque nous avons tous eu un père de notre chair qui nous corrigeait et que nous respections, ne devons-nous pas à plus forte raison nous soumettre au père des esprits, pour que nous vivions ? »


Peut-être que ce texte peut nous sembler dur. Je sais que parfois, on a en tête l’image d’un Dieu d’amour qui supporte tout et pardonne tout et que l’idée d’un Dieu qui corrige dérange. Cependant, on peut changer le mot « correction » par « discipline » ou par « éducation », c’est le même mot en grec. En fait, ce que Dieu fait, c’est qu’il nous discipline.

 

Un autre exemple. Prenons Michel, un joueur de foot et Jean-Pierre, un acteur. Michel a le match de sa vie dans une semaine.  Il se discipline afin d’être prêt. Il va dormir tôt, bois beaucoup d’eau, s’entraîne énormément, mange sainement, pas trop gras, des fruits des légumes. Bref, il va passer une semaine à se discipliner en vue du match de sa vie. Jean-Pierre est acteur et il a reçu le film de sa vie, sauf qu’il doit prendre 20kilo pour son rôle. Il se disciplinera en répétant son jeu d’acteur et aussi en mangeant ce qu’il faut pour grossir. Il se disciplinera afin que le jour J, il soit prêt. Maintenant, remplacer Michel par Jean-Pierre. Notre acteur Jean-Pierre vient de passer une semaine à se gaver et à répéter son rôle et puis on lui demande d’être attaquant durant un match de foot. Penses-vous qu’il en sera capable ?  Et Michel, sera-t-il capable de jouer le rôle d’un obèse lui qui ne connait pas la scène et qui est tout musclé ?

 

Si l’on vise un objectif avec la mauvaise discipline, ça ne peut pas fonctionner. C’est comme vouloir monter un meuble à partir du plan de la maison. Ça ne correspond pas.

 

Dieu est la seule personne capable de nous fournir la bonne discipline pour nous rendre participants à sa sainteté. Sans lui, nous sommes voués à vivre éternellement loin de lui. Nous avons besoin de sa discipline. Le fait que Jésus soit mort sur la croix nous donne accès à la discipline de Dieu. Discipline qui est une grâce et non un fardeau.

Michel et Jean-Pierre ne voient pas leur préparation comme un fardeau, mais comme l’opportunité de saisir ce dont ils ont toujours rêvé. En tant qu’enfant de Dieu, notre rêve ultime, celui au-dessus de tous les autres, devrait être d’être des intimes de Dieu. Si vous êtes mécontent de votre note en dessous de 10, soyez alors dans la joie, Dieu veut que nous remportions le 10/10. Et il nous y prépare.

 

La discipline fait partie intégrante de la vie du disciple de Dieu. Dieu, parce qu’il nous aime, nous disciplinera.  Il nous faut donc nous soumettre à la discipline de Dieu si nous voulons remporter cette course. Parce que nous sommes ses enfants, Dieu nous discipline (v.8).

 

Se soumettre à la discipline de Dieu c’est « simplement » vivre une vie se détachant du péché et de tout fardeau. De replacer Dieu au centre de notre vie. D’être à son écoute et d’agir dans l’obéissance.

 

Michel à un coach et Jean-Pierre agent. Tous deux sont à l’écoute soit de leur coach ou de leur agent. Car ils savent que ce que leur coach ou leur agent veulent, c’est leur bien, c’est qu’ils réussissent. Michel et Jean-Pierre, s’ils veulent réussir se soumettra donc à leur disciple. Michel ira aux entrainements et Jean-Pierre aux répétitions. Ils iront autant de fois qu’il le faut. Nous même également, nous nous devons d’axer toute notre vie autour de cette discipline. 

 

Stricte, pour notre bien


Bien que la discipline de doit soit très stricte, elle est pour notre bien.

 

N’oublions pas que Dieu a souffert pour nous offrir cette discipline. Il a donné son fils afin de nous racheter. C’est n’est donc pas par sadisme que Dieu nous éduque, mais bien par amour :

 

« 10  celui-là, en effet, nous corrigeait pour peu de temps, comme il lui semblait bon ; celui-ci (Dieu) nous corrige pour notre véritable intérêt, afin que nous ayons part à sa sainteté.

11  Toute correction, il est vrai, ne semble pas être au premier abord un sujet de joie, mais un sujet de tristesse ; plus tard, toutefois, elle procure à ceux qu’elle a formés un fruit de paix, la justice. »


Dieu est en train de nous discipliner pour que nous puissions prendre part à sa sainteté. Son but est donc bel et bien de nous rendre semblables à lui. Soyons donc rassurés si nous n’avons pas un 10/10 !

 

C’est donc tout à notre avantage de vivre une vie sous la discipline de Dieu. Vivre dans en persévérant dans l’obéissance à Dieu est donc un gain et non une perte.

 

Mais le plus frustrant, je pense est cet aveu de l’auteur : « Toute correction, il est vrai, ne semble pas être au premier abord un sujet de joie, mais un sujet de tristesse » (v.11a). Bien souvent on a tendance à butter à ce stade. Et dans un sens, c’est normal.

 

Dans son livre sur la maturité spirituelle, Warren W. Wiersbe montre la différence entre l’enfant et l’adulte en ceci : « L’enfant fait ce qu’il a envie de faire. L’adulte quant à lui fait ce qu’il faut faire ». La différence entre l’adulte et l’enfant est donc la connaissance de ce qu’il est bon de faire ou non. Et comme le dit l’auteur de la lettre, la nourriture solide, c’est pour les adultes, pour ceux qui ont, par l’usage, le sens exercé au discernement du bien et du mal (Hb5.12-13).

 

C’est à cette stature là que Dieu veut nous conduire. Il nous pour nous rendre adulte. Il nous enseigne ce qui est bon et mal et nous invite à le vivre pleinement en vue de notre éducation. Si nous voulons remporter le prix de la course, il nous faut nous soumettre à la discipline du Père. 

 

 

Conclusion


Partez !


Voici donc maintenant le départ de la course pour nous :

 

« 12  Redressez donc les mains qui retombent et les genoux qui flageolent.

13  Préparez pour vos pieds des pistes droites, afin que ce qui est boiteux ne se torde pas davantage, mais plutôt guérisse. »

À partir d’ici, et jusque-là fin de la lettre, l’auteur vient de donner le top départ de la course. On a tout ce qu’il nous faut, on sait tout ce qu’il faut savoir, go !

 

Christ a vaincu le péché il lui est donc impossible de garder nos mains clouées au sol ni même de nous faire trembler de peur. Osons témoigner de l’œuvre de Christ dans notre vie. Si nous sommes nés de nouveau c’est pour offrir un culte à Dieu ! Tout ce que je suis appartient donc à Dieu.

 

J’ai un 6/10 ? Dieu m’offre encore aujourd’hui un rattrapage. Si je me place à son écoute, si je suis sa discipline, alors j’aurai, à la fin de la course, un 10/10.

 

Laissons Christ nous guérir et témoignons de notre héritage céleste. Notre patrie n’est pas ici-bas, mais dans les cieux. Pendant que Dieu nous prépare une cité dans les cieux, préparons-nous, ici-bas, à y entrer.

Christ est le garant de notre foi, gardons les yeux fixé sur lui, prenons courage et courons.

Par Fabien
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