Lorsque l’on parle de la marche du chrétien, on a souvent du mal à bien se faire comprendre. En effet, il paraît difficile, dans notre contexte, de parler d’une vie de sanctification sans passer pour des fanatiques religieux aux yeux des non-croyants, ou de passer pour des légalistes aux yeux des croyants. Mais je pense qu’il y a une question qu’il est salutaire, pour quiconque se dit chrétien, de se poser.  

Pourquoi vivre en tant que chrétien ? La réponse que l’on donnera à cette question sera le fer de lance de notre vie chrétienne. Avoir une réponse la plus juste possible est donc importante. Qu’est-ce qui nous motive à vivre notre vie chrétienne ?  

J’ai rencontré des personnes qui allaient à l’Église que lorsque leur pasteur préféré allait prêcher. D’autre, s’empressaient de faire le bien autour d’eux pensant que là était le devoir du chrétien pour espérer gagner le ciel. D’autres encore estiment que parce qu’ils sont sauvés, alors, quoi qu’ils fassent, ils ont déjà gagné le ciel.  

Pour ma part, il y a deux choses que le chrétien doit prendre en considération afin de répondre à la question « Qu'elle est la motivation pour mener notre vie chrétienne ? »

 

Un salut qui ne se perd pas  

Je sais, tous ne seront pas d’accord avec cela. Pourtant, la Bible dit bien que le chrétien reçoit un salut éternel (Hébreux 5.9) étant scellé de l’Esprit en Jésus (Éphésiens 1.13-14). Nous avons donc la certitude que rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu (Romains 8.38). La notion de notre salut doit être mise en phase avec l’alliance dans laquelle nous nous trouvons ; la Nouvelle Alliance.  

L’auteur de l’épître aux Hébreux nous dit que par son œuvre sur cette terre, Jésus est devenu le garant d’une alliance plus excellente (Hébreux 7.22). La notion de garant ici est forte. Cela signifie que, l’assurance de cette alliance ne repose sur personne d’autre que sur Jésus. Ainsi, si l’homme faillit, la responsabilité ne retombe sur personne d’autre que sur Jésus. Tout comme un homme se fait le garant d’un autre. Lorsque celui-ci ne sait plus répondre à la charge qui l’incombe, l’ayant droit se retourne sur la personne qui s’est placée comme garant. Ainsi en est-il de Jésus envers nous. À l’inverse, dans l’Ancienne Alliance, le contrat que Dieu fait avec son peuple ne comporte pas de garant. C’est un contrat qui se résume ainsi : « Si tu obéis, je te bénis. Mais si tu n’obéis pas, je te maudirai ! » (Deutéronome 28).  

Je suis profondément attristé quand, actuellement, on impute ce caractère conditionnel unique à l’Ancienne Alliance, à l’alliance plus merveilleuse que nous offre le Christ. Faire cela, ce n’est rien d’autre que réduire à néant l’alliance que Jésus a conclue au prix de nombreuses souffrances et de sa vie. NON, notre salut en Jésus n’est pas conditionnel ! Renié cela, c’est renier l’œuvre de Jésus … Nous sommes au bénéfice d’une alliance beaucoup plus grande que l’ancienne. Une alliance incomparable.  

Mais il est vrai que cette grâce de Dieu est troublante. Beaucoup ont été ceux qui n’ont pas réussi à la saisir et en ont fait n’importe quoi. Là où l’apôtre Paul dira : « Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? » (Romains 6.1-2), certains ont déclaré que, parce qu’ils étaient sauvés, ils leur étaient permis de faire tout et n’importe quoi … Nous arrivons donc au 2e point.

 

Un salut qui est manifeste  

Le problème du premier point est que, pour certains, c’est trop facile. On ne peut pas accepter le fait que, quoi que l’homme puisse faire, il ne peut pas perdre son salut. Ainsi, on en vient à dire qu’alors, parce qu’on est sauvé, on a le droit de faire n’importe quoi ! Espérant ainsi montrer qu’effectivement, notre salut n’a pas plus de valeur que celui de l’Ancien Testament.  

À cela, je répondrai qu’une personne qui est sauvée manifestera ce salut. Et c’est l’apôtre Jacques qui nous porte cette vérité disant : « Mes frères, à quoi servirait-il que quelqu’un dise avoir la foi, s’il n’a pas d’œuvre ? La foi pourrait-elle le sauver ? » (Jacques 2.14). Il n’y a qu’une seule foi qui sauve, la foi vivante. On ne peut être sauvé que parce qui est vivant et l’on ne peut mourir que parce qui est déjà mort. Si quelqu’un prétexte qu’il est sauvé et peut faire ce qu’il veut, est-il vraiment sauvé ? Ce n’est pas à nous de le dire. Cependant, ce que l’apôtre Jacques dit, c’est que le salut qu’on reçoit, ce salut qui ne se perd pas, il est visible. Ainsi, il se place en droit de dire  à ceux qui prétendent pouvoir faire ce qu’ils veulent sous prétexte d’un salut acquis : « Toi qui a de la foi ; moi j’ai des œuvres. Montre-moi ta foi en dehors des œuvres ; moi, par mes œuvres, je te montrerai la foi » (Jacques 2.18).  

Ce salut qui ne peut se perdre transforme le chrétien qui devient alors une nouvelle créature (2 Corinthiens 5.17). Le chrétien est alors appelé à vivre cette nouvelle vie. Cette vie qui sera alors le témoignage qu’il est bien enfant de Dieu.

 

« Pourquoi un avion, ça vole ? »

  Avons de répondre à la question : « Qu'elle est la motivation pour mener notre vie chrétienne ? ». J’aimerai que nous fassions un petit détour en répondant à une autre question : « Pourquoi un avion, ça vole ? »  

Il y a deux manières de répondre :  

1. On peut se lancer dans une explication théorique et faire la démonstration des forces physiques qui entrent en jeux.

2. Ou alors, on peut répondre comme un simple enfant : « L’avion, s’il vole, c’est parce qu’il est fait pour ça ! »  

À la question : « Qu’est-ce qui nous motive à vivre notre vie chrétienne ? » la réponse devrait être celle du petit enfant : parce que je suis fait pour ça. Si par grâce nous sommes nés de nouveau (2 Corinthiens 5.17), si nous avons été rachetés à un grand prix (1 Corinthiens 6.19-20), si nous avons été faits héritier du Royaume de Dieu (1 Pierre 1.4), c’est pour vivre en nouveauté de vie (Romain 6.4).  

Tout comme l’avion est construit pour voler, nous, nous avons été rachetés pour vivre en tant que racheté.  

Frère et sœur, la seule chose qui devrait nous motiver à vivre cette vie, c’est parce qu’avant même que nous ayons à nous poser la question, Dieu nous a fait naître de nouveau et nous a donné tout ce qu’il nous faut pour mener cette vie (Éphésiens 6.14-17 ; Philipiens 4.13).  

Alors que l’apôtre Paul est en train de dire aux Corinthiens qu’ils ne doivent pas s’associer avec les non-croyants dans leurs œuvres (sous-entendu ne pas faire le mal qu’ils font), il donnera un seul argument : « Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux, et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, Et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant. Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. » (2 Corinthiens 6.16-7.1).  

La seule chose qui devrait nous conduire à mener une vie en tant que chrétien, c’est parce que nous avons été faits pour ça. En tant qu’enfant de Dieu, nous sommes temple du Dieu vivant et cela est le gage de bien des promesses. On doit agir en tant qu’enfant de Dieu, car Dieu nous offre des promesses merveilleuses !

 

Conclusion  

À la question : « Qu’est-ce qui nous motive à vivre notre vie chrétienne ? » la réponse devrait être unanime : « Parce que j’ai un Dieu merveilleux qui a fait tant de choses pour moi que je ne peux pas en faire autrement ». Il vrai qu’en vue de ce que nous vivons sur cette terre, il est parfois difficile de garder les yeux fixés sur Jésus. Les injustices et les épreuves sont des causes de découragement. Le péché est omniprésent dans ce monde et il y a des souffrances qui nous font poser 36000 questions. Cependant, n’oublions pas que nous ne sommes que de passage sur cette terre. Notre patrie est céleste et que notre récompense est assurée. Nous vivons pour ce qu’il y a là-haut. Nous devons avoir la tête dans les nuages. Mais Christ a voulu que nous restions dans ce monde afin d’y apporter la lumière. Ayons donc la tête dans les nuages bien que nous ayons les pieds sur terre.  

Œuvrons, car nous avons reçu des promesses merveilleuses ! Car notre Dieu est merveilleux et qu’il nous soutient dans ces temps difficiles.

Par Soli Deo Gloria
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

 

"Préoccupez-vous d’abord du Royaume de Dieu et de la vie juste qu’il demande, et Dieu vous accordera aussi tout le reste." (Matthieu 6.33)

Dans la pensée matérialiste qui habite notre culture, ce verset peut sembler irresponsable. Cependant, il s'agit là d'une promesse que Jésus nous fait. Une promesse que le roi David a expérimenté dans sa vie. Lui-même tire pour conclusion de sa relation intime avec Dieu ce verset : "Fais de l’Eternel tes délices, Et il te donnera ce que ton cœur désire." (Psaume 37.4). Il s'agit donc  bien là d'une réalité à saisir.

Dieu est au-dessus de tout et lui seul est capable de prendre soin de nous. Ce qu'il nous demande, c'est de passer du temps avec lui. Il nous cherche et désire être en relation avec nous. Voici trois pistes pour nous aider à saisir cette promesse de Matthieu 6.33.


 Passer du temps avec Dieu (1Co6.19-20)


C’est inévitable.  Et il s’agit là du premier appel du croyant. Un croyant c’est avant tout quelqu’un qui passe du temps avec Dieu. Qui connait son Dieu. Je ne peux dire que je connais quelqu’un qu’après avoir passé de longs moments avec lui. Non pas seulement en ayant lu sa biographie. Je ne peux connaître Dieu qu’en passant du temps avec lui et non seulement en lisant la Bible. Lire la Bible c’est très bien ! Mais si elle n’est pas accompagnée de temps dans la prière et dans la communion avec Dieu, alors cela risque de rester lettre morte.

Mais comment savoir si l’on passe « assez de temps » avec Dieu ?

Imaginez que vous allez manger des chicons au gratin. Une fois que le plat sera devant vous, comment être certain que c’est bien des chicons au gratin ? Parce qu’il y aura des chicons et du gratin non ? Mais plus précisément, parce qu’il y aura plus de chicon que de gratin. Sinon, ce sera du gratin aux chicons.

Pour savoir si vous passez suffisamment de temps avec Dieu, refaites dans votre tête la recette de votre journée. De quoi est-elle composée ? Et voyez en fonction.

Passer du temps avec Dieu est tout aussi vital pour un chrétien que l’entrainement quotidien d’un sportif de haut niveau. Savez-vous ce qu’il arrive à un sportif de haut niveau qui ne s’entraîne plus pendant, rien qu’une semaine ? Ses performances baissent considérablement. Nous sommes appelés à être des chrétiens de « haut niveau ». Pour cela, il faut un entraînement en conséquence.


 Passer du temps entre frères et sœurs(Mt25.40)


Là aussi c’est un inévitable. Nous faisons tous partie d’un corps et nous avons besoin des uns et des autres. S’occuper des uns et des autres c’est s’occuper également des affaires de Dieu. Jésus a dit : « Amen, je vous le dis, dans la mesure où vous avez fait cela pour l’un de ces plus petits, l’un de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Matthieu 25.40).

Négliger son frère, sa sœur, c’est négliger Dieu. Nous ne sommes pas sauvés à titre simplement individuel. En nous sauvant, Dieu sauve un peuple, son peuple. Et nous faisons partie de son peuple. Et il y a des bénédictions à saisir au sein de ce peuple. Des manifestations de Dieu réservé à la communauté. Oui, on peut prier dans sa chambre et être en communion avec Dieu. Mais Jésus dit aussi : « Car là où deux ou trois sont rassemblés pour mon nom, je suis au milieu d’eux. » (Matthieu 18.20). Lorsque des chrétiens s'assemble, Jésus est là présent. Physiquement et spirituellement. On ne peut le voir ni le toucher. Mais lui nous voit et peut nous toucher.

Passer du temps entre frères et sœur c’est passer aussi du temps avec Dieu. Prendre soin des uns et des autres c’est aussi prendre soin de Dieu. Et si on néglige cela, on néglige aussi Dieu.


 Être sel et lumière du monde (Mt5.13-14)


Les affaires de Dieu c’est aussi agir en tant qu’ambassadeur de Christ parmi les nations. L’Église est sel et lumière. Quand vous allumez une bougie dans le noir, tout le monde la voit n’est-ce pas ? Et si vous mettez du sel dans un plat, tout le monde le goute n’est-ce pas ? Ainsi, les nations doivent voir et gouter que l’Église est au milieu d’eux.

Cela ne signifie pas forcément l’approbation. D’ailleurs, ce qui précédent cette image en Matthieu 5.13-14 sont les béatitudes qui parlent de persécutions. Peu importe si le monde nous accepte ou non, notre devoir est d’être sel et lumière.

Pour cela, revêtons les fruits de l’Esprit qui grandissent au fur et à mesure de nos entrainements spirituels. Mais ce que nous recevons de Dieu, ne le gardons pas pour nous. Ces dons qu’ils nous offrent (argent, vivres, biens matériaux, santé, etc.) sont là surtout pour qu’on les mette au service de son plan.

Par Fabien
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Il est 7h00 du matin et Patrick vient réveiller François, son jeune fils de 10 ans. Il le réveille et lui dit « Sais-tu quel jour nous sommes François? » et le petit lui répond « Oui ! Nous sommes le 25 décembre n’est-ce pas ??? » Patrick, émut par l’enthousiasme de son jeune fils lui répond « C’est bien ça. Empresse toi de descendre, il y a beaucoup de cadeaux qui t’attendent sous le sapin. ». François se prépare, il fonce dans la salle de bain, se rafraichi le visage, s’habille et descend en courant. Son père s’attendant à des cris de joie s’étonne de ne rien entendre … Il descend voir et  ne trouve pas son fils dans le salon prêt du sapin. Il remarque également que les cadeaux n’ont pas été déballés. Il s’inquiète et cherche après François. C’est au fond du jardin qu’il le retrouve en train de s’amuser avec la neige.


Pendant quelque temps, je me suis posé la question « Comment dois-je faire pour vivre les bénédictions de Dieu ? ». Il m’arrivait de pleurer de joie en lisant ma Bible, émut par les cadeaux merveilleux que Dieu avait pour nous. Mais la tristesse et la culpabilité sont venues peu de temps après. Comment dois-je faire pour les vivre ? Elles sont là, pas loin, pourquoi n’arrive-je pas à les vivre ?


Cette question m’a triturée la tête pendant un petit moment avant de me rendre compte que, peut-être étais-je comme François, dans le jardin en train de jouer avec la neige. Peut-être suis-je passé à côté de l’endroit où Dieu avait déposé pour moi tous ses merveilleux cadeaux remplis de bénédictions. En méditant Malachie, je me suis rendu compte que, bien que Dieu était prêt à ouvrir les fenêtres du ciel pour Israël, à condition qu’il se repente (Malachie 3.10), pour nous, il en est différemment. En effet, en Jésus, les fenêtres du ciel nous sommes toujours ouvertes ! Nous avons l’accès pour aller puiser cette pluie de bénédiction !


C’est à la croix que Dieu a fait pleuvoir cette pluie de bénédiction. En Jésus, Dieu à porter sur nous cette parole qu’il donna à son peuple « Si tu te repens … » En Jésus, Dieu nous dit « Voici de quoi être définitivement lavé de tes péchés. Tu n’auras pas à courir en vain. À ta fatiguer vers un objectif que tu ne pourras atteindre. Accepte ! Accepte simplement ce cadeau que je te fais. Je t’offre mon fils, ne passe pas à côté, car il est celui qui te conduira vers moi et je pourrais te couvrir de bénédiction. »


Nos cadeaux, c’est à la croix qu’ils se trouvent. Ne le cherchons pas ailleurs ! Même si la neige de ce monde (image pour parler de tout ce qu’il nous propose de tentant) est attirante, n’oublions pas qu’elle n’est qu’éphémère. Un peu de chaleur, et elle fond. Mais les cadeaux de Dieu sont eux, inépuisable, et demeure même dans la chaleur torride de l’épreuve.


En ce moment de fêtes, ou la Noël sera célébré n’oublions pas que si un sauveur nous est né, c’est afin de nous offrir cette croix au pied de laquelle se trouve nos bénédictions. Restons attachés à cette croix. Vivons à l’exemple du Christ, et heureux nous sommes, car le Royaume de Dieu nous est acquis en Jésus !

 

Soyez béni en ces temps de fêtes, même si vous êtes seul, même si vous n’avez pas suffisamment d’argent, sachez qu’en Jésus, il y a cette réalité que vous êtes déjà maintenant et pour toujours assis dans les lieux célestes. Un jour, il reviendra et en ce jour-là, notre joie sera complète.

Par Fabien
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Il y a des moments dans la vie où l’on se pose des questions. Des temps de remise en question qui peuvent nous faire douter de beaucoup chose. Face à la dureté de la vie ici-bas, nous en venons aussi à remettre en question le sens de la foi chrétienne.  Dans Ml3.13-15, c’est ce qu’on fait une partie du peuple juif.  En vue de ce qu’ils observaient, ils en ont conclu : « C’est inutilement que l’on sert Dieu : qu’avons-nous gagné à assurer son service et à marcher la mine sombre à cause du Seigneur (YHWH) des Armées ?».

 

La remise en question concerne, le fait d’assurer son service. On peut aussi comprendre « garder ses observances ». La question est donc posée : à quoi bon garder les observances de Dieu ? À quoi bon marcher à l’écoute de ce qu’il nous dit ? À en croire ce qu’ils nous disent, cette partie du peuple considère qu’assurer le service de Dieu équivaut à mener une vie de deuil (« marche la mine sombre »).  Je pense que nous avons déjà tous eu des moments où nous avons trouvé la marche avec Dieu très peu réjouissante, voire même parfois pénible. Et c’est une observation qui grandira au fur et à mesure ou notre regard sera imprégné des valeurs de ce monde. La difficulté à laquelle ce peuple était exposé était de vivre une vie d’obéissance stricte à Dieu au milieu de peuples aux idoles et aux vices innombrables. Si cette partie du peuple en est venue à cette conclusion sommes toute pessimiste, c’est parce qu’ils ont sondé la vie de serviteur de Dieu, à la lumière des valeurs de leur monde. Les idolâtres et les pervers avaient tout l’air de bien, s’amuser pourquoi eux devraient-ils rester dans leur coin à servir un Dieu qui les emprisonne ? Pourquoi ne pourraient-ils pas, eux aussi, jouir de tout sans devoir se retenir ? En quoi sont-ils différents des autres ? C’était là probablement leur questionnement et c’est peut-être aussi les nôtres.

 

Quelle réponse donner à cela ? Les versets suivants (v.15-21) y répondent. La réponse est frappante. Ceux qui servent Dieu seront gardés, mais ceux qui ne le servent pas seront comme du chaume dans la fournaise ardente (v.19). Ceux qui craignent Dieu trouveront en lui justice et guérison (v.20) au jour que prépare le Seigneur (v.21). Ces paroles magnifiques sont à mettre en lien avec la section précédente (Ml3.7-12), celui qui craint le Seigneur verra Dieu ouvrir les fenêtres du ciel pour lui. Cela signifie que celui qui craint Dieu n’est pas quelqu’un qui vit la mine fatiguée ou accablée, bien au contraire ! Il est quelqu’un qui a Dieu pour soutien ! Ml3.10 montre que tout ce qu’il y a dans le ciel est disponible pour celui qui craint le nom de Dieu, qui mène une vie de disciple. Le plein secours de Dieu lui est accordé en tout temps.

 

En conclusion, si l’on évalue notre vie à la lumière des valeurs qu’il y a dans le royaume de Dieu, alors on se rend compte que ceux qui vivent dans l’emprisonnement la mine sombre sont ceux qui ne peuvent se défaire des perversités de ce monde et qui n’ont pour secours que la faiblesse de leurs forces. Mais pour ceux qui craignent Dieu, ils sont assurés, par leurs noms inscrits dans le livre (v.16), qu’ils appartiennent à Dieu et qu’ils y a, pour eux, un jour bien meilleur qui leur est réservé. Vivons donc ce temps présent la tête haute puisant toute notre gloire en Dieu. Menons notre vie de disciple avec fierté, car Christ est le garant de notre salut. Il est celui qui prépare notre place au ciel et celui qui partage avec nous sa gloire céleste.

Par Fabien
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

« Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air sombre, comme les hypocrites ; ils arborent un visage défait pour montrer aux gens qu’ils jeûnent. Amen, je vous le dis, ils tiennent là leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage, afin de ne pas montrer que tu jeûnes aux gens, mais à ton père qui est là, dans le secret ; et ton père, qui voit, là, dans le secret, te le rendra. » (Mt6.16-18)

 

Tout le sermon sur la montagne traite de ce qu’on peut appeler une bonne éthique chrétienne. Cette éthique est à un point exigeant que le réformateur, Martin Luther, pensait même qu’elle était inatteignable pour le croyant, mais représentait un absolu. Il est vrai que le sermon sur la montagne (Mt5.1-7.29) représente une vie très exigeante. Et probablement décourageante lorsque nous le lisons.

Personnellement, le passage que j’ai extrait me redonne courage.

 

« Mais à ton père qui est là, dans le secret ; et ton père, qui voit, là, dans le secret, te le rendra » (v.18). Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai eu des larmes des joies ce matin en lisant ce passage. M’imaginer que le Dieu créateur de toute chose, ce Dieu qui est tout puissant, il me voit dans le secret de mes jours. Non seulement il me voit, mais il me rendra. Ce dernier terme est riche de sens en grec (« apodidomi »). Il se situe en opposions à l’attitude des pharisiens décrits précédemment. Lorsqu’une personne agit religieusement afin de se montrer aux hommes, il reçoit alors sa gloire des hommes. Ce sont les hommes qui le glorifient. Mais celui qui, dans le secret, recherche la gloire de Dieu au travers d’une vie pieuse, d’une vie humble, dans le secret de Dieu, lui recevra la gloire de Dieu !

 

En fait, deux choses me réjouissent. Tout d’abord, Dieu nous appel à vivre une réellement relation avec lui. Il faut prendre au sérieux le fait que Dieu nous voit dans notre vie de tous les jours. Ce n’est pas parce que je suis seul dans ma chambre que Dieu ne me voit pas ou ne m’entend pas. La sincérité du cœur dans le calme et la tranquillité du silence de sa chambre suffit pour être vu de Dieu. Ensuite, une vie dans la proximité de Dieu (ici représenté par le jeune) nous conduira alors à recevoir, de la part de Dieu, sa gloire. Ce n’est peut-être pas la gloire des hommes que nous recevrons. Peut-être même que personne ne voit ce que nous faisons. Peut-être sommes-nous frustrés de ne recevoir aucun compliment, aucun remerciement. Mais si nous faisons ces choses pour Dieu, si ces choses sont notre sacrifice à Dieu, alors nous recevrons une gloire bien supérieure à celles des hommes ; une joie bien plus grande que ce que peut apporter la gloire des hommes. Nous serons participants de la gloire de Dieu.

 

En conclusion, celui qui cherche la gloire de l’homme aura pour récompense ce que l’homme peut lui offrir. Mais celui qui recherche à glorifier Dieu recevra, de sa part, une récompense inégalable. Reprenons alors courage et servons notre Dieu avec joie !

Par Fabien
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Rechercher

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Communautés

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés