Parce Dieu a beaucoup à offrir aux hommes, j'ai décidé d'en partager quelques miettes au travers de ce blog.
« Frères, pour moi-même je n’estime pas encore avoir saisi le prix ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et tendant vers ce qui est en avant, je cours vers la but pour obtenir le prix de la vocation céleste de Dieu en Christ-Jésus » (Philippiens 3.13-14).
Il y a une chose difficile à faire, celle d’oublier totalement notre passé au profit de notre vie présente et futur.
Il n’est pas rare de se rendre compte quelque temps plus tard que nous sommes entrain de tirer un poids lourd derrière nous dont nous avons cru nous en être débarrassés. Il se peut que ce soit un péché commis, une dépression, un problème familial, un décès … Mais également des habitudes passées, des connaissances acquises dans certains domaines ou même une certaine gloire mondaine.
Paul, dans le passage cité, nous explique sa démarche pour atteindre le but de sa vie en nous disant qu’il oublie le passé pour attraper ce qui est devant lui, sa vocation en Jésus.
Si le but à atteindre était simplement notre appartenance à Dieu, Paul pouvait alors s’arrêter bien plus tôt sans entreprendre tout le chemin qu’il a fait. Étant juif et élevé dans la tradition juive, Paul avait tout pour plaire à Dieu selon la tradition (Philippiens 3.4-6).
Mais le jour où il rencontra Jésus, il se rendit vraiment compte de l’importance de ce que vivre avec Dieu signifie.
Il décida alors de quitter ce qu’il avait entrepris ainsi que tout ce qui l’avait conduit à cela pour recommencer une autre vie avec Jésus (Philippiens 3.8).
J’aimerai m’arrêter un temps à ce stade de la vie avec Dieu et nous laisser interpeller par Dieu nous demandant si notre passé est bel et bien derrière ou s’il y a encore une continuité dans notre présent.
Il est important de savoir ou nous en sommes afin de savoir ou aller. Et si le trait sur le passé n’est pas fait, nous ne pourrons jamais réellement progresser avec notre Seigneur.
Nous avons une histoire biblique qui traite de cet exemple également, celle de Lot et de sa femme fuyant Sodome et Gomorrhe avant leur destruction. Avant de quitter ces lieux, une seule recommandation leur fut adressée « Sauve-toi pour ta vie : ne regarde pas derrière toi ... » (Genèse 19:17).
Lorsque je lis cela, je vois toute l’importance de la démarche entreprise par Paul pour suivre sa course, car c’est d’ordre vital !
En effet, notre vie spirituelle (et tout ce qui en découle) dépend, de ce pas qui est notre séparation avec notre passé, car tant que cela ne sera pas fait, il n’y a pas vraiment de marche possible avec Jésus.
Nous pouvons voir qu’entre Lot et sa femme, deux réactions différentes ont été manifestées après cette recommandation. Lot fut obéissant et courut jusqu’au lieu dit tandis que sa femme regarda derrière, ce qui la transforma en statue de sel (Genèse 19.26).
Il y a un parallèle effrayant, mais vrai qui peut être fait, celui de constater que si notre regard est porté sur notre passé, alors notre foi, notre avancement spirituel sera figé et notre homme nouveau ne sera qu’une statue de sel, sans vie.
Je ne peux vous dire ce qui dans votre vie est encore en lien avec votre passé et cause des dommages dans votre relation avec Dieu, c’est à vous de le découvrir en vous sondant devant Dieu.
Paul ici ne nous dit pas comment il a fait pour se défaire de tout se passer. Et en ce qui me concerne, la chose la plus étrange pour moi est de me demander comment Paul a-t-il fait pour se défaire de sa nature juive ainsi que de ses connaissances acquises ?
En effet, comment peut-on oublier ce que nous avons si durement appris et également renier nos origines ?
Paul nous donne finalement une réponse nous disant « et tendant vers ce qui est devant ».
En cela se cache la seule démarche possible, celle de tendre notre regard et notre vie vers Jésus, car de nous-mêmes nous ne pouvons rien et que seule la grâce de Dieu a la puissance de nous arracher à notre passé.
Lors d’une réunion de jeune, un pasteur m’a fortement interpellé me rappelant l’importance capitale qu’il y avait en passant du temps avec Dieu en nous parlant de Marthe et de Marie (Luc 10.38-42).
Cela me permit de me rendre compte ou je plaçais Dieu dans ma vie et il n’était pas au premier rang… Mais cela me permit de voir que ce que j’avais mis au premier plan était finalement mon passé en reprenant des habitudes qui faisaient de lui, un monde sans Dieu.
Peu après ma conversion, j’ai assez vite compris l’effet néfaste de ses habitudes dans ma relation avec Dieu et j’ai essayé par tous les moyens (humains …) de m’en défaire.
Cela fonctionnait bien un temps, mais j’ai assez vite été rattrapé.
Finalement, j’ai pu m’apercevoir que le meilleur moyen de me défaire de ce combat que je mène depuis 3 ans était de me plonger dans la présence de Dieu, de tendre vers ce qui est devant moi.
La bible nous parle également de ce regard que nous devons avoir devant nous, et ce, de par une expérience salutaire qu’a vécu Pierre (Matthieu 14.25-33).
Le plus frappant pour moi dans cette histoire n’est pas le moment ou Pierre marche sur l’eau, mais celui où Pierre s’enfonça dans l’eau. Je me demandais alors si le fait de marcher sur l’eau était dû à une concentration particulière et que celle-ci fut perdue lorsqu’il regarda la mer agitée, mais je me trompais.
Il est curieux de voir, que la seule chose qui fit marcher Pierre sur l’eau était son regard sur Christ (c'est-à-dire sa confiance en lui) et que la seule chose qui le fit couler fut le doute qui remplit Pierre à la vue de la mer agitée.
Cela m’a donc montré que tant que notre regard est porté sur Jésus, c'est-à-dire notre attention et que nous mettons du temps à part pour lui, nous n’avons même pas à craindre la pire des tempêtes qui puisse arriver dans notre vie. Mais dès que nous perdons cette intimité au sein des moments mis à part pour Jésus, nous laissons entrer le doute et la possibilité de se faire rattrapé par notre passé.
Lorsque Paul dit que « Ceux qui sont à Jésus Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. » (Galates 5.24), il nous explique qu’en effet, vivre avec Jésus, c’est laissé derrière nous son passé, son ancienne nature, pour vivre pleinement notre nouvelle identité en Christ.
Passé du temps avec Dieu. Consacrer lui du temps. N’attendez pas qu’il soit leur, d’aller dormir pour ouvrir la bible et faire votre « devoir quotidien ». Mais faite une place dans votre planning, il en va de votre survire spirituelle.
Que Dieu vous bénisse richement,
Fabien.