Parce Dieu a beaucoup à offrir aux hommes, j'ai décidé d'en partager quelques miettes au travers de ce blog.
« (1) Vous savez vous-même, frères, que notre arrivée chez vous n’a pas été sans résultat.
(2) Mais, après avoir souffert et avoir été maltraités à Philippes, comme vous le savez, nous avons pris de l’assurance en notre Dieu pour vous annoncer l’Evangile de Dieu au milieu de bien des combats.
(3) Nos exhortations ne provenaient ni de l’erreur, ni de motifs impurs, ni de la ruse ;
(4) mais comme Dieu nous a mis à l’épreuve pour nous confier l’Evangile, ainsi nous parlons non comme pour plaire aux hommes mais à Dieu qui éprouve les cœurs.
(5) Jamais, en effet, vous le savez, nous n’avons usé de paroles flatteuses ; jamais nous n’avons eu la cupidité pour mobile, Dieu en est témoin.
(6) Nous n’avons pas cherché la gloire qui vient des hommes, ni auprès de vous ni auprès des autres ; et pourtant, comme apôtres de Christ, nous aurions pu nous imposer.
(7) Mais nous avons été pleins de douceur au milieu de vous. Comme une mère prend soin de sens enfants,
(8) Nous aurions voulu, dans notre tendresse pour vous, vous donner non seulement l’Evangile de Dieu, mais encore nos propres vies, tant vous nous
étiez devenus chers. » (1 Thessaloniciens 2.1-8)
Bien qu’au travers de ces paroles, Paul n’a pas pour but de porter un enseignement, il nous pousse tout de même à réfléchir sur certains points.
En effet, le but premier de Paul, au travers de ces quelques versets est défendre son ministère contre les fausses accusations lancées par des juifs de Thessalonique. On retrouve ce caractère surtout au travers des versets 3 à 6.
Cependant, en ce qui nous concerne, nous avons là un merveilleux témoignage qui nous est laissé.
J’ai donné, au message d’aujourd’hui, le titre « Un caractère irréprochable pour un Evangile puissant ! ».
En effet, Paul commence ce deuxième chapitre par « Vous savez vous-même, frères que notre arrivée chez vous n’a pas été sans résultat. ». C’est donc que, ce que Paul est venu apporter aux thessaloniciens, a eut son impact.
Au verset 2, il nous dit ce qu’il est venu leur apporter « (…) pour vous annoncer l’Evangile de Dieu ».
Donc on a ici, Paul, Silvain et Timothée qui arrivent à Thessalonique, prêche et « paf » ça fait un résultat. Mais entre « Paul, Silvain et Timothée » et le « résultat » il y a tout un cheminement.
Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire un cours d’histoire, mais j’aimerai tout de même que nous soulevions ensemble plusieurs points à considérés au travers de ce cheminement.
Un ouvrier irréprochable
Tout d’abord, on peut constater que Paul, en réponse aux fausses accusations qui lui sont portées, rappel aux Thessaloniciens comment lui et ces compagnons ont été aux milieux d’eux.
Combien d’entre nous, si nous avions été à leur place, aurions faire appel à ce genre d’argument ?
Quelques temps avant de préparer ce message, le Seigneur me montrait à quel point notre témoignage est important car les occasions pour parler de lui peuvent venir à n’importe quel instant.
Pas plus tard que la semaine dernière, je m’en suis rendu compte à mes dépend … Ma fiancée et moi devions allez à une réunion pour la SIM (société internationale missionnaire) et, tout en attendant à la gare qu’on vienne nous chercher, un peu par réflexe je lance ma chique à terre. Puis, je me suis rendu compte que la personne qui devait venir nous chercher était déjà à la gare avant nous et m’a très probablement vu jeté ma chique … Bon, je ne prétends pas avoir commit un grand péché, ou avoir choqué du monde ; mais seulement, je considère que c’était une attitude plus ou moins vulgaire. Maintenant, c’était une sœur donc il n’y a pas vraiment eut de problème. Mais ce moment ne m’a pas quitté de la tête et je me suis dit « Si un non chrétien, plus respectueux que moi de l’environnement était là, et que j’aurai du lui parler de l’Evangile, mon message ne serait surement pas passé, ou alors mal passé, en vue de ce que j’ai témoigné avant … ». Bon ici je donne un tout petit exemple sans conséquence réelle. Mais il est bon de se rendre compte à quel point notre témoignage est important pour notre mission d’ambassadeur de Christ, ici bas.
En recherchant la définition du terme « ambassadeur », je suis tombé sur « Personne qui représente en permanence un État, un organisme international, dans un autre État ».
Paul et ses compagnons avaient déjà comprit cela. Ils ne se sont pas comporter de manière irréprochable pour pouvoir dire plus tard « Et vous avez vu comment on a été ? » mais s’ils se sont comporté de la sorte, c’était afin de rendre gloire à Dieu au travers de leur témoignage (v.4). Ils ont également pu, au travers de cela, donner de la puissance à l’Evangile qu’ils ont annoncé et également faire taire ceux qui s’attaquaient à l’œuvre qu’ils avaient faite.
En voyant un peu ce témoignage de Paul au travers de cette épître, j’en suis arrivé à pensé que dans le travail spirituel, le caractère de l’ouvrier décide, comme nulle part ailleurs, de la qualité de son œuvre.
Selon la parole, le caractère de l’ouvrier de Dieu doit être irréprochable.
Paul dira plus tard à Timothée « observe ce commandement en restant pur et irréprochable jusqu’à l’apparition de notre Seigneur Jésus-Christ » (2 Ti.6.14) et lorsqu’on lit la parole on peut constater que le terme « irréprochable » est très souvent lié (pour ne pas dire toujours) aux serviteurs de Dieu et donné sous forme d’exhortation.
Cela fut dit à Abraham (Gen.17.1) de Josué au peuple juif (Josué 24.14) Paul lui-même en faisait le leitmotiv de sa vie (Actes 24.16).
Alors bien sur, en vue de la réalité des choses, nous sommes bien loin, et moi le premier, d’être trouvé irréprochable. Et pourtant James Denney (Pasteur et théologien réputé du 19é siècle) disait : « Le caractère d’un chrétien est tout le capital dont il dispose pour exercer son ministère. Dans la plupart des autres occupations, un homme peut travailler, quel que soit son caractère, pourvu que son compte en banque soit du bon côté ; mais un chrétien qui a perdu son caractère a tout perdu. ».
Lorsqu’au travers de la parole, je constate que notre caractère doit être irréprochable je me trouve bien loin du compte et la première question qui me vient à l’Esprit est « Comment y arriverais-je ? ».
Je ne pense pas qu’on puisse un jour trouver dans nos église une « formation » pour devenir irréprochable ; à l’instar des formations au baptême par exemple. Mais je pense que la meilleure école pour cela est celle de Dieu.
Paul dira à Tite, en parlant de la grâce de Dieu : « Elle nous éduque et nous amène à nous détourner de tout mépris de Dieu et à rejeter les passions des gens de ce monde. Ainsi nous pourrons mener, dans le temps présent, une vie équilibrée, juste et pleine de respect pour Dieu (…) » (Tite 2.12) Lorsque j’ai lu ce verset une seule parole est sortie de ma bouche « merci ! ». En effet, nous avons ici l’assurance que ce n’est pas par nos forces que nous parviendrons à vivre une vie équilibrée, juste et pleine de respect pour Dieu, mais uniquement par sa grâce qui nous éduque.
Il nous faut donc « simplement » suivre la formation de Dieu.
La formation de Dieu
Au travers de notre texte Paul, au v.4, dit « mais comme Dieu nous a mis à l’épreuve pour nous confier l’Evangile ».
Il est donc probable que l’épreuve que vous vivez pour le moment, si vous en vivez une, fasse partie de cette formation.
En prêchant sur la sagesse, un pasteur à dit un jour « Si vous demandez la sagesse à Dieu, tenez-vous prêt à devoir la mettre en pratique dès maintenant ! ». Et j’ai trouvé cette remarque très percutante. En effet, si Dieu nous apporte sa Parole c’est afin que nous la vivions.
Warren W. Wiersbe (auteur biblique) à dit, de manière plus radicale : « La bénédiction de Dieu ne vient pas de la lecture de sa parole, mais de sa mise en pratique ». Bien que discutable, cette remarque nous montre que dans la mise en pratique de la parole, il y a des bénédictions à aller saisir.
Ce que nous voyons de Paul, au travers de notre texte, n’est autre que la mise en application de l’œuvre de Christ en lui et le résultat de la formation qu’il à suivit.
Je ne pense pas qu’on puisse définir le déroulement de la formation de Dieu étant donné qu’elle aura autant de facettes différentes que de chrétiens sur terre.
Cependant, ce qu’on peut dire avec certitude c’est qu’elle se déroule au travers de notre relation avec Dieu. C’est là que nous allons nous imprégner de sa Parole et la mettre en pratique, non en vue de notre salut, mais en vue de glorifier Dieu dans notre vie.
Notre relation avec Dieu
Pour résumer ma réflexion à ce sujet, je dirai que «la relation transforme l’être ». Je pense donc, avec conviction, que ce que nous sommes résulte de l’état de notre relation avec Dieu. C’est donc au travers de notre relation avec lui qu’il nous transformera et nous éduquera.
C’est en vivant une relation d’amour avec Dieu que l’on parviendra à aimer notre prochain comme il nous le demande.
C’est en vivant au près de Dieu que nous saurons mieux gérer telle ou telle situation
C’est en vivant au près de Dieu que nous nous énerverons moins vite etc. etc. Car petit à petit Dieu changera notre caractère et le façonnera de sorte que nous puissions pleinement témoigner de lui. Un témoignage par notre façon d’être, tout simplement.
S’il y a bien une chose qui me rend triste et qui m’a fait culpabiliser durant quelque temps c’est lorsque je me posais la question « En quoi suis-je différent d’un non chrétien ? » en apparence il n’y a en a aucune … Et bien souvent, avant que je déclare à mes amis non chrétien que je suis chrétien, ceux-ci ne l’avaient pas même remarqué … Maintenant, je ne suis pas en train de dire que dans la rue tout le monde doit se retourner sur notre passage voyant des ailes dans notre dos.
Mais je parle ici d’un témoignage par « notre façon d’être » et cela m’a poussé à me poser la question « Suis-je bien un ambassadeur de Christ dans toutes mes actions ? » et me permet de me remettre en question.
Lorsqu’on regarde les versets 7 à 8, on peut se rendre compte que Paul débordait d’amour pour les thessaloniciens. Mais il en débordait très certainement plus pour Dieu.
Paul apporte l’Evangile aux thessaloniciens car il les aime (v.7-8). Mais il leur dit, qu’il à fait cela avant tout pour plaire à Dieu (v.4). Cependant, ce n’est pas pour autant qu’il l’a fait par devoir, non, il l’a fait par amour pour Dieu et par amour pour eux.
Au travers de sa relation d’amour avec le Père, Paul y a puisé l’amour des autres. Lui qui jadis les persécutait, maintenant, il est prêt à mourir pour eux.
Si vous voulez que votre caractère change, il vous faut vivre avec Dieu ; passer du temps avec Dieu au travers de la prière et de la mise en pratique de sa parole. Bien sur, tout ne viendra pas d’un coup, vous aurez des combats et des difficultés, tout comme Paul. Mais tout comme lui, Dieu fera de vous un ambassadeur capable de dispenser, avec droiture, de sa Parole.
Maintenant, que signifie « vivre avec Dieu » ? Paul nous, dans une certaine mesure, nous apporte un élément de réponse au v.4 disant : « (…) nous parlons non comme pour plaire aux hommes mais à Dieu ». C’est donc que tout ce qu’il faisait, il le faisait en regardant à Dieu.
Vivre avec Dieu c’est voir Christ de dos. Ce que j’entends par là, c’est que nous ne devrions aller que là ou Christ irait et s’éloigner des situations dans lesquelles il n’irait pas.
Pour pouvoir y voir plus claire il y a une question qu’il est toujours bon de se demander « Que ferait Jésus à ma place ? »
Cependant, cela ne veut pas dire que tout sera rose, même lorsqu’on fait ce qu’on estime que Jésus aurait fait.
Paul nous parle de « combat » au v.2, et je pense que derrière ce terme ne se cache pas que des combats « physique » mais aussi des luttes intérieur, des doutes, des questionnements qui, par la grâce de Dieu, se sont vu, pour Paul, disparaître.
Lorsqu’il dit : « nous avons pris de l’assurance en notre Dieu pour vous annoncer l’Evangile » et juste après « Dieu nous à mit à l’épreuve » c’est qu’il y a des chances pour que lui et ses compagnons aient eut un ou des moments de découragement … Et c’est parfois à forces de vivres des difficultés que cela arrive.
Les difficultés
Après avoir parlé du caractère de l’ouvrier, de sa formation avec Dieu au travers de sa relation, j’aimerai toucher un petit mot sur les difficultés du chrétien.
Dans notre texte, Paul dit : « Mais, après avoir souffert et avoir été maltraités à Philippes, comme vous le savez, nous avons pris de l’assurance en notre Dieu pour vous annoncer l’Evangile de Dieu au milieu de bien des combats. ».
Les épreuves qui jalonnent notre vie chrétienne peuvent avoir un but formateur dans celle-ci. Pour cela, il faut que nous les vivions avec Dieu et non pas, sans vouloir juger personne, sans Dieu.
Lorsqu’on fait face à nos difficultés avec Dieu, on commence à voir le vrai problème qu’il y a derrière. C’est parfois grâce aux épreuves que Dieu nous montre ce qui ne va pas dans notre vie.
Si on reprend notre texte, on peut voir que Paul a eut des épreuves à Philippes, et que les thessaloniciens en avaient également (1.6). Mais cela n’empêcha ni Paul de prendre de l’assurance en Dieu, ni les thessaloniciens d’accueillir la Parole avec joie. Comment peuvent-ils être dans la joie alors qu’ils sont en plein combat ? C’est une question qui à surgit en lisant ce texte et la seule réponse qui me vient est qu’avec Dieu, les épreuves prennent une tout autre tournure et notre façon de les voir change.
L’épreuve est un des moyens choisit par Dieu pour nous « mettre à l’épreuve », comme le dit l’expression ; et donc, de nous faire avancer.
Nous ne devons donc, non pas la voir comme une fatalité, mais comme un moyen de témoigner de la gloire de Dieu dans notre vie !
Le résultat de l’épreuve dans notre vie dépendra du regard qu’on aura lorsqu’on l’abordera.
Cherchons donc, dans l’épreuve, le moyen de glorifier Dieu car : « la mise à l’épreuve de votre foi produit l’endurance. Mais il faut que votre endurance aille jusqu’au bout de ce qu’elle peut faire pour que vous parveniez à l’état d’adultes et soyez pleins de force, des hommes auxquels il ne manque rien » nous dit la Parole (Jacques 1.2-4) et Paul nous confirme la Parole au travers de son témoignage qu’il nous rapport dans ce texte.
Conclusion
Pour conclure, je dirais simplement que le plus important dans tout ce qui à été dit est la relation que nous avons avec Dieu. C’est le centre même de notre vie. C’est le tronc qui portera les branches qui, elles même, porteront le fruit.
Si nous voulons que le fruit soit bon il faut alors que l’arbre sache le nourrir.
La puissance de l’Evangile est le fruit de notre vie. Plus nous vivrons avec Dieu, plus le témoignage de l’Evangile au travers de nous sera puissant.