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Parce Dieu a beaucoup à offrir aux hommes, j'ai décidé d'en partager quelques miettes au travers de ce blog.

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La relation transforme l'être

 

 

Une fois de plus, Jésus est mis à l’épreuve par les hommes : après les pharisiens et les sadducéens, voici un scribe.

Marc nous le présente comme étant anonyme. On ne sait rien de son attachement religieux ni même de son rang social… Juste son métier : scribe. Qu’est-ce qui le différencie donc des autres intervenants si ce n’est son anonymat ? Et pourquoi nous parler d’une personne sans nous la présenter ?

Lorsqu’on s’arrête sur le premier verset, on remarque tout de même un élément qui le différencie largement des autres ; il a vu que Jésus avait bien répondu …

Ce scribe ne chercha pas à piéger Jésus, mais plutôt à recevoir un « enseignement » ou du moins une réponse à sa question « Quel est le premier de tous les commandements ? ».

Voilà une question forte intéressante pour un juif de cette époque ! Car il faut savoir qu’il n’y avait pas moins de 613 lois à suivre et que pour s’y retrouver, les juifs avaient crée des catégories reprenant les plus « importantes » à suivre.

 

Mais qu’est-ce qui le motiva réellement à poser une telle question ? Peut être voulait-il simplement être conforté dans sa manière de vivre. Cependant, sa réaction nous montrera que ce n’est pas cela.

Je pense plutôt qu’il se questionnait sur le  « Que dois-je faire pour plaire à Dieu ? »

 

La réponse de Jésus ne va pas être un, mais bien deux commandements premiers. Le premier étant d’aimer Dieu et le second, son prochain.

 

Mais ne pensez pas qu’il y ait une différence entre « premier » et « second » car, comme Matthieu nous le précise, le second est semblable au premier et Jean, dans sa première épître nous dit « Si quelqu'un dit : J'aime Dieu, et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur ; car celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, comment peu- il aimer Dieu qu'il ne voit pas ? » (1Jean 4.20)

 

Pour faire le point : nous avons ici un scribe anonyme qui cherche, à l’aide de Jésus, un petit résumé de la loi afin de plaire d’avantage à Dieu. Jésus lui dit qu’il faut aimer Dieu et son prochain.

 

En ce qui concerne l’amour que nous devons avoir pour Dieu et celui que nous devons avoir pour notre prochain ce texte ne nous donne pas beaucoup d’explications concrètes et je pense que cela est voulu de l’auteur.

Jésus décide, non pas d’expliquer mais de citer ce que le scribe connaissait déjà et qui se trouve, respectivement, en Dt. 6.4-5 et Lv. 19.18.

Pour résumé, Jésus dit simplement que pour aimer Dieu, il faut l’aimer de tout ce que nous sommes (pensée, force, âme, cœur). Et pour aimer notre prochain, l’aimer comme si c’était nous.

En bref, Jésus nous dit que le véritable amour est de s’effacer pour donner la place à l’autre ; que ce soit Dieu ou notre prochain.

 

Et en ce qui concerne ce scribe :

 

Nous aurions pu nous attendre à ce qu’il fasse comme tous les autres avant lui : se défendre ou quitter les lieux après avoir reçu sa réponse.

Et bien non ! Marc nous montre qu’au travers de la réponse de Jésus, le scribe perçu une grande vérité, l’importance de l’engagement du cœur.

Voilà donc pourquoi, notre scribe répond, à propos des paroles de Jésus « c’est plus que tous les holocaustes et les sacrifices ». Notre scribe venait de comprendre que si l’engagement du cœur n’y était pas, quelques soient les sacrifices ou les holocaustes, ils seraient alors inutiles …

 

Wouha …. ! Quelle leçon vous ne trouvez pas ?? En vue de cela, j’ai eu envie de me poser une question « Vers quoi se dirige l’engagement de mon cœurs dans mes engagements ? », vers l’orgueil ? Ou est-ce afin d’accomplir mon ‘‘devoir’’ de chrétien ? Ou encore parce qu’on m’y a obligé ? Ou bien est-ce simplement par amour pour Dieu ?

Toujours dans ma réflexion personnelle, j’ai voulu pousser le vice à un peu plus loin en repensant aux derniers choses que j’ai faites pour l’église en me disant « Pour qui l’ais-je vraiment fait ? Et pourquoi l’ais-je fais ? » Et pour être honnête avec vous, la réponse n’était pas toujours « pour Dieu » ou « par amour pour Dieu » ….

Je ne veux pas pour autant dire que ces actions ont été inutiles et vaines, car je pense que Dieu se sert aussi de cela. Mais je pense sincèrement qu’accomplir un service pour autre chose que pour Dieu, c’est en amoindrir fortement la puissance, qu’il soit petit ou grand.

Et je pense que la pire chose qui soit pour un serviteur de Dieu, c’est accomplir un service pour Dieu, sans y impliquer Dieu …. En cela, le service sera vide de toute richesse …

 

Le scribe, lui, avait compris cela.

 

Mais face à son affirmation, Jésus n’en donne pas moins une réponse très troublante …. « Tu n’es pas loin du Royaume de Dieu »

Vous me direz peut être « Oui mais il est dit quand même que Jésus avait vu qu’il avait répondu avec intelligence ». Oui et vous auriez raison ! Mais alors laissez-moi vous poser une question : que préfèreriez-vous entendre à votre sujet et de la part de Jésus :

a)      Tu n’es pas loin du Royaume de Dieu

b)      Tu es dans le Royaume de Dieu ?

 

On peut donc dire que la réponse qu’il reçoit est dur et je dois avouer que ce scribe a plus de mérite que moi car il a su remettre sa religion en question à la lumière de la vérité ! Mais on dirait que cela n’a pas suffit ….

 

Ses bonnes intentions, la compréhension des paroles de Jésus, la remise en question de sa religion, n’ont pour unique résultat que de s’être avancé un peu plus du Royaume mais il n’y est toujours pas rentré.

 

Marc s’arrête là en ce qui concerne le scribe et nous ne savons donc pas ce qu’il est devenu. Je pense, de manière personnelle, que si Marc n’a pas apporté plus de précision concernant cette réponse finale de Jésus, c’est qu’elle était peut-être intime, propre au cheminement du scribe. Que lui, lors de sa rencontre avec Jésus n’était pas loin du Royaume de Dieu.

 

Il est possible qu’on arrive à penser que ce passage n’est juste là que pour relater le fait que Jésus connaisse la loi et qu’il sonde les cœurs. Si c’est le cas, alors je pense que ce n’est pas correct.

Je pense que Marc avait le désire de lancer une flèche qui a pour cible notre conscience. Car au travers de notre récit, c’est la conscience du scribe qui a été toute chamboulée … ainsi que sa vision de lui-même dans la religion.

 

Il y a là un parallèle fort intéressant :

 

Pour notre scribe, il avait tout à penser qu’il était juste étant donné qu’il observait la loi et désirait bien la comprendre !

Et nous, pour quelle raison pensons-nous que nous sommes justes ?

 

Alors, notre scribe a une excuse, très valable, c’est que lui se situait hors du salut en Christ. Mais nous, quelle est notre excuse ?

 

Je pense que le désire de Jésus n’était pas de répondre à la question « Que dois-je faire pour plaire à Dieu ? » mais qu’il désirait plutôt soulever la question « Que dois-je devenir en Dieu ? »

En effet, Jésus n’apporte pas une réponse, par son affirmation, mais plutôt une question …. Comme dit précédemment : le scribe avait tout pour se croire juste et comme faisant partie intégrante du Royaume de Dieu, mais lorsque le verdict, qui peut nous sembler sévère, est tombé, c’est une toute autre conclusion qui voit le jour …

Alors que le scribe se demandait ce qu’il devait faire pour plaire à Dieu, voilà que Jésus lui dit que tout ce qu’il fait et pourrait faire, ne fera que le conduire « pas loin du Royaume » … Derrière cette réponse à l’allure sévère, se cache un maître rempli d’amour qui encourage celui qui désire le rencontrer ! Le contexte de cette affirmation me montre, de manière personnelle et sentimentale, que la manière dont Jésus a dit cela est celle d’un maître fière de l’évolution de son élève.

 

Nous avons vu tout à l’heure que le scribe était hors du salut en Christ, qu’il n’avait pas encore part à cette « vie nouvelle » en la mort de Christ et sa résurrection, que nous relate chacune des épîtres de la Parole, ce qui fait de l’hypothèse d’un maître fière de son élève quelque chose de plausible !

 

Imaginez une telle situation à l’heure actuelle : une personne qui a tout pour se croire chrétienne (baptisé, va à l’église tous les dimanches, au club de jeune, aux études bibliques, fait de l’évangélisation etc. etc.) et à laquelle Jésus donne le même verdict : « Tu n’es pas loin du Royaume de Dieu ». Pensez-vous que l’image d’un maître fier de son élève tienne encore la route ?

 

Pour ma part je ne pense pas … Quelle sera l’excuse de celui qui se dit chrétien,  face à une telle conclusion ? 

 

La question que nous pose à tous notre Seigneur cet après midi est donc : « Que dois-tu devenir, toi qui es en Dieu ? »

 

L’histoire de ce scribe nous montre jusqu’où on peut aller sans l’œuvre rédemptrice de Jésus. Alors que pour nous, maintenant, cette œuvre a été accomplie et reste saisissable.

Pourtant,  je pense que parfois, nous même, nous agissons comme si nous étions dans la même position que ce scribe en oubliant l’œuvre rédemptrice du Christ.

Bien que nous soyons devenu enfant de Dieu au travers de notre nouvelle naissance, il nous est facile de penser en « scribe » en se disant « Que dois-je faire pour plaire à Dieu ? ». En pensant de la sorte, nous pointons une mauvaise cible … En effet, il n’y a plus de raison de plaire à Dieu étant donné que c’est lui, par amour pour nous, qui nous a racheté.

Ce que nous devons faire, c’est développer ce que nous sommes pour devenir ce à quoi Dieu nous appelle.

Et tant qu’on se posera cette question, on restera bloqué à la même étape que le scribe; c'est-à-dire pas loin … Il est indispensable que  nous comprenions qu’il ne s’agit plus d’agir pour plaire à Dieu, mais d’agir parce que nous plaisons à Dieu.

C’est parce que Dieu nous aime que nous devons le servir et non pas le servir pour qu’il nous aime …

 

Vous savez, Dieu demande, de notre part, que nous l’aimions, mais il demande surtout que notre amour découle de l’amour qu’il éprouve pour nous.

Si nous agissons afin que Dieu nous aime, cela le blesse, car Dieu nous aime et nous a aimés bien avant que nous soyons. La Bible nous dit qu’il nous a aimés le premier.

Perdre cela de vue, c’est perdre notre espérance et c’est également source d’épuisement spirituel.

 

En effet, imaginez qu’un jour nous fassions une faute que nous estimions « grave » par rapport à Dieu … Une marche chrétienne axé sur le « Que dois-je faire pour plaire à Dieu ? » sera bien mise à mal dans une telle situation. Car quelle sera son espérance ? Quelle sera sa solution face à ce problème ? Ne comprendra-t-elle pas plutôt qu’elle ne pourra rien faire pour plaire à Dieu ? C’est comme ça que parfois, certains chrétiens tombent dans la dépression « spirituelle » et se sur-culpabilise, ce qui peut avoir des conséquences plus ou moins grave.

Mais une personne qui est au clair dans sa foi, qui sait que Dieu l’aime, que ça dépend uniquement de Dieu et que Dieu l’a aimé en connaissance du meilleur comme du pire, se culpabilisera certes, mais cette culpabilité, la conduira à la repentance et à un nouveau départ avec Dieu.

 

Vous voyez donc que notre façon de voir Dieu déterminera la qualité de notre état spirituel. Nous sommes appelé à bien connaître Dieu afin de mieux vivre avec Dieu.

L’erreur du scribe a été  d’essayé d’agir pour devenir. Mais nous, nous sommes appelés à agir parce que nous sommes, des rachetés de Dieu.

 

Cherchons donc à connaître d’avantage Dieu et combien il est bon, de sorte que de cette conscience découle tout notre amour pour lui. Et que de notre amour pour lui découle notre obéissance car la véritable obéissance, la véritable soumission, vient d’un amour éprouvé.

 

Dieu ne nous demande pas de lui montrer qu’on mérite d’être aimé, mais il nous demande simplement de l’aimer parce que lui nous aime. Et comment montrer qu’on aime véritablement une personne si ce n’est en lui accordant du temps dans notre vie ?

 

En conclusion, si comme ce scribe, vous désirez plaire à Dieu, sachez que c’est Dieu qui vous a aimer le premier, et que maintenant, ce qu’il vous reste à faire, c’est à le connaître en lui accordant du temps dans votre vie (prière, implication dans l’église, lecture de la parole …) car plus on s'approche de Dieu et plus il nous apporte de ses attributs (amour, joie, paix, sagesse ...).

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