Parce Dieu a beaucoup à offrir aux hommes, j'ai décidé d'en partager quelques miettes au travers de ce blog.
« Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le Seigneur, à marcher d’une manière digne de la vocation qui vous a été adressée, en toute humilité et douceur, avec patience. » (Éphésiens 4.1-2a)
La chose principale que nous demande Paul au travers de ce verset est de « marcher dignement » et cela est en rapport avec notre vocation.
Pour mieux saisir cette marche, nous devons alors bien saisir ce que Paul désigne comme étant notre vocation.
La vocation est un appel, et en l’occurrence, il s’agit de l’appel au salut (Romains 1.7) ; comme à chaque fois qu’il a fait mention de ce terme dans les épîtres.
Ce que Paul nous demande donc est de marcher de manière à honorer cette grâce qui nous a été offerte (Éphésiens 2.8).
Cependant, lorsque Paul mentionne l’humilité, la douceur et la patience, il ne détaille pas la marche, mais les fruits de celle-ci ; ou plutôt le fruit, l’humilité, car de lui découle la douceur et la patience.
On peut donc facilement en conclure que marcher d’une manière digne de notre vocation signifie donc de savoir être humble. Mais pour tous ceux qui ont déjà essayé d’être humbles, ils pourront tous dire que c’est loin, très loin d’être une chose facile, et que bien souvent, on ne passe pas une journée sans faire preuve d’orgueil, d’impatience ou d’indélicatesse.
Pendant donc que la bible nous démontrer que l’humilité est la vertu chrétienne par excellence (Jacques 4.6), nous essayons de la manifester dans notre vie, mais sans grand succès parfois, ou avec un certain nombre de chutes à la clé. Et lorsqu’on lit que c’est également quelque chose que nous devons bel et bien acquérir si nous voulons vivre heureux dans notre foi (Matthieu 5.3), il y a alors de quoi devenir fou…
Comment devenir humble ? Y a-t-il seulement une chose que nous pouvons faire ? La recherche de cette humilité doit être la marche des croyants et les réponses se trouvent belles et bien dans la Bible.
1) Notre vie nouvelle
Lorsqu’on ouvre la Bible en Romains 6.4, on y lit « Nous avons donc été ensevelis avec lui dans la mort par le baptême, afin que, comme Christ est ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie ».
On peut donc y voir une première chose qui peut nous conduire à l’humilité, notre vie nouvelle. En effet, le principal ennemi de l’humilité est notre ancienne nature qui est orgueilleuse et égocentrique, pour la plus part. Non pas qu’avant de devenir chrétiens nous avions été particulièrement orgueilleux ou égocentriques, mais que cela faisait parti de notre nature.
Plus loin dans l’épître aux Éphésiens, Paul écrit « Mais vous ce n’est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous avez entendu parlez de lui, et si vous avez été instruits en lui, conformément à la vérité qui est en Jésus : c'est-à-dire vous dépouiller (…) » (Éphésiens 4.20-21)
La vie nouvelle vient donc après le dépouillement de notre ancienne nature, c'est-à-dire, la repentance. On peut schématiser le dépouillement comme si nous enlevions de vieux vêtements sales pour entrer dans une soumission complète à Dieu qui nous propose de revêtir des vêtements neufs et propres.
Le verset cité donne également trois descriptions concrètes de la vie nouvelle, conséquence du salut :
a) Appris Christ (d’autres traductions disent « appris à connaître le Christ »)
b) Entendu
c) Instruit en lui
La vie nouvelle c’est donc une vie durant laquelle on apprend à connaître le Christ, de par notre intimité avec lui et donc le temps que l’on passe avec lui, ou on entend parler du Christ, c'est-à-dire les moments ou l’on écoute ceux qui ont plus d’expérience et de maturité spirituelle, et on s’instruit en lui, au travers de la prière et de la lecture de la Bible.
Lorsque l’on suit ce « schéma » la transformation ou plutôt le renouvellement par l’Esprit (v.23) se fera petit à petit.
Pour prendre une dernière métaphore, avant notre conversion, nous étions un sceau rempli de crases. Nous avons entendu parler de Jésus et au moment de la repentance, avec l’aide de Jésus nous avons vidé toute la crasse qu’il y avait en nous pour devenir, par la grâce de Dieu, un sceau propre et vide.
Nous entrons donc dans une nouvelle vie ou nous pouvons être remplis de nouvelle chose et tant que nous laisserons Dieu nous remplir les choses ne seront que bonnes.
2) La foi
« Nous marchons par la foi et non par la vue » (2 Corinthiens 5.7)
Il est indéniable que la marche par la foi doit faire partie de notre marche chrétienne avec le Seigneur. Cela paraît tellement évident qu’on finit un peu par banaliser ce que ça signifie vraiment j’ai l’impression…
La marche du croyant doit être empreinte de foi, ce qui signifie que, quel que soit le chemin par lequel il passe, sa foi en Dieu ne doit pas en être affectée.
Il est cependant difficile, voire impossible, de maintenir un tel cape et la vie que nous vivons parfois nous donne plus envie de « respirer » plutôt que de combattre.
Tout au long de notre vie, nous y construisons notre petit monde en nous établissant petit à petit comme personne résidante de cette terre. Nous y avons notre confort, notre lot de plaisirs, mais également, comme tout être humain, notre lots de souffrances et de difficultés.
Au milieu de tout cela, nous devons faire une place à Dieu, car un jour, nous avons saisi sa grâce et il nous a rachetés.
Cela n’empêche nullement notre vie de continuer comme avant, tout en essayant de la remettre, tant bien que mal, dans les normes de notre Seigneur. On fait alors de notre mieux faisant parfois des choix qui ne nous plaisent pas.
Étant trop occupé dans la vie que nous avions avant de rencontrer Dieu, nous passons peut de temps avec lui, ce qui nous empêche de recevoir certaines directives de manière plus claire. On est tellement occupé que nous ne prenons pas trop attention à certains « signes » que Dieu nous donne dans notre vie et nous allons tête baissée dans certains problèmes qu’il désirait que nous évitions …
Un des moyens que le Seigneur utilise pour nous aider dans notre vie et y remettre de l’ordre, c’est de la secouer un peu, afin que ce qui est inutile disparaisse et ce qui n’est pas assez solide est détruit pour être reconstruit de main de maître.
Parfois notre vie devra être secoué un peu plus fort que d’autre, car certaines choses demandent plus de temps, plus d’effort pour disparaître et de fois, ça le sera un peu moins fort.
Ces périodes peuvent être espacées par des moments d’accalmie, mais reviendront si nous y laissons le désordre entré à nouveau.
Même lorsque ces moments sont propices au découragement, à la solitude, dépression, colère, relâchement, nous devons garder ce trésor qui nous à été offert, car la corde qui nous relie à Dieu et qu’il à construit lui-même, ce lien d’amour qui nous donne la possibilité de recevoir son pardon à n’importe qu’elle moment et dans n’importe qu’elle situation, ne se brisera jamais (Romains 8.38-39).
La foi doit être ce moteur qui nous poussera, contre vent et marais à croire que Dieu est à côté de nous. La foi dépasse parfois le stade de croire, et nous permet de « vivre » Dieu à côté de nous.
La foi garde toujours le bon cap, même quand l’obscurité est tel que nous ne pouvons plus voir la lumière du phare.
3) La spiritualité et stabilité
« Je dis donc : marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez point les désirs de la chair » (Galates 5.16)
Il est bon de se rappeler que tout croyant jouit de la présence de l’Esprit-Saint dans sa vie (Romains 8.9) et qu’il nous donne la force de vivre de manière « digne » de notre vocation, d’une manière qui plaise à Dieu.
La forme du verbe grec traduit par « marchez » indique une action continuelle, un style de vie habituelle. Marcher par l’Esprit doit donc être un objectif constant et doit également être le gouvernail de notre vie.
Mais la marche implique également une progression. Ce qui signifie qu’au fur et à mesure que nous nous soumettons au contrôle de l’Esprit, c'est-à-dire répondre par l’obéissance aux commandements simples de la Bible, nous progressons dans notre vie spirituelle.
Voilà pourquoi il est dit « (…) mais si vous vivez par l’Esprit, vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez » (Romains 8.13b)
voilà également pourquoi dans la Bible, et surtout dans la nouvelle alliance, on retrouve plusieurs fois « efforcez-vous » ainsi que d’autres termes analogues.
L’œuvre de renouvellement de l’Esprit en nous n’est pas une œuvre qui ne demande aucune intervention de notre part, que du contraire, elle nous demande une pleine application.
C’est pourquoi lorsque nous demandons, par exemple, l’humilité à Dieu, nous ne devons pas nous étonner de voir manifestée de l’humilité dans les temps qui suivront cette demande. Car Dieu à mit en nous que ce nous avons besoin, à savoir l’Esprit-Saint, nous devons simplement lui donner la possibilité d’agir dans notre vie.
Notre croissance dans la vie spirituelle aura pour rythme notre stabilité dans l’obéissance aux commandements de Dieu, cités dans les Écritures.
4) La ressemblance à Christ
« (…) celui qui déclare demeurer en lui, doit marcher aussi comme lui à marché » (1 Jean 1.7)
C’est un fameux programme qui nous est demandé là car dans l’absolu, ceux qui se disent être en Christ et témoigne très peu, voir aucune ressemblance à ce qu’il à montrer de son vivant ne son finalement pas digne de se déclarer comme étant en Christ …
Finalement, la ressemblance à Christ est la finalité de notre vie chrétienne, comme le fil rouge de toute notre vie. La vie du croyant c’est d’imiter son maître tout comme le vivant les prétendant au titre de « Rabbin » qui devait suivre durant une bonne partie de leur vie leur maître pour être enseigné.
Les trois points précédents conduiront de façon « naturelle » notre vie spirituelle vers une vie semblable à celle de Christ.
Cependant jean, dans son épître parle de façon très radicale et c’est pourquoi on peut y lire des paroles comme « Quiconque demeure en lui ne pèche point ; quiconque pèche ne l'a pas vu, et ne l'a pas connu » (1 Jean 3.6).
À l’inverse de Paul qui traitait des échecs que pouvait rencontrer le croyant, Jean lui décide de parler de façon bien plus absolue, en terme de « noir » et « blanc » dans mentionné de zone grise et de mensonge (1 Jean 2.21-22 ; 4.1), enfant de Dieu ou enfant du diable (1 Jean 3.10).
On peut également lire que pour lui, la personne qui se disait chrétienne devait absolument, pour Jean, manifester les caractéristiques de croyant authentiques : la sainte doctrine, l’obéissance et l’amour.
Pour Jean, sous le fait qu’une personne réellement née de nouveau reçoive une nouvelle nature, celle-ci devait impérativement se manifester dans la vie du croyant. Dans le cas contraire, si elle ne se manifeste pas, c’est qu’elle ne la possède pas et qu’elle n’est pas née de nouveau.
Cependant ; il a tout de même introduit une nuance bien assez tôt disant « Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste. Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier » (1 Jean 2.1-2).
Au travers de ses épîtres, Jean témoigne d’un grand respecte et d’une mise en avant quasi continue de la personne de Christ, de la sainte doctrine et de son amour. Il est donc normal que pour une personne débordante d’amour pour son Seigneur ne conçoive pas le péché dans sa vie, ni dans celle de ceux qui se disent croyants également, étant donné le prix que le péché à coupé à celui qu’il aime plus que tout.
Je pense également que lorsque l’on aura atteint un même seuil d’intimité que celui que Jean à pu avoir avec Christ, alors nous saurons également pleinement d’accord avec ce qu’il nous dit.
De plus, la nuance qu’il nous donne montre bien que le péché est quand même présent, et qu’il en connaît parfaitement la difficulté que celui-ci engendre dans la vie du croyant, mais il nous encourage à ne pas baisser les bras, nous disant, en d’autres mots, que la nouvelle nature qu’il y a en nous, pour autant que nous soyons certains d’être nés de nouveau, est bien plus puissante que notre ancienne nature.
Ressembler à Christ est donc possible oui, mais non pas sans persévérance, repentance, obéissance, amour et humilité.
Mais tout cela, notre nouvelle nature nous l’apporte également, car l’Esprit-Saint nous est offert.
Lorsque nous en sommes là, on comprend alors que la marche du croyant est finalement une marche dans la lumière, c'est-à-dire l’obéissance à la vérité (2 Jean 4 ; 3 Jean 3)
Dieu vous bénisse abondement,
Fabien.