Parce Dieu a beaucoup à offrir aux hommes, j'ai décidé d'en partager quelques miettes au travers de ce blog.
5) Un Juge (Psaumes 7.12)
Au travers du psaume 7, David nous montre Dieu comme étant le juste juge. Il sait que Dieu voit tout et connaît toute chose.
En proclamant « S’il y a de l’iniquité dans mes mains, si j’ai rendu le mal à celui qui était paisible envers moi, si j’ai dépouillé celui qui opprimait ma cause, que l’ennemi me poursuive et m’atteigne, qu’il foule à terre ma vie, et qu’il couche ma gloire dans la poussière ! » David demande à Dieu de juger les fautes dont on l’accuse.
Il se sait juste devant Dieu et accusé à tort et donc, il s’en remet au juste jugement de Dieu à qui rien n’échappe.
David était également prêt à accepter la sanction qui lui revenait s’il avait péché et donc, à accepter le jugement de Dieu.
Ce psaume nous témoigne donc de toute la confiance que David avait en Dieu et en son jugement.
Il savait que si l’enfant de Dieu était droit, il n’avait rien à craindre et que sa cause serait traitée avec justice par Dieu.
Mais notre droiture ne nous protège pas des langues trompeuses et que l’on peut être calomnié par l’homme même si nous sommes sans fautes devant Dieu.
Et c’est une telle situation que David recentre tout sur Dieu en se déchargeant de sa peine et en confiant tout en Dieu.
Il ne recherche pas sa propre justice, mais bel et bien celle de Dieu.
Parfois on peut se sentir bien seul quand Dieu se tient en silence. Mais le silence de Dieu est le témoignage de sa grande longanimité ; il accorde au méchant la chance de se repentir.
« Si le méchant ne se convertit pas, il aiguise son glaive (…) »
Agir comme David le fait nous permet de nous dégager d’un poids.
C’est remettre tout le dossier à Dieu qui juge en son temps le méchant.
C’est ainsi que David fut apaisé après avoir plaidoyer « Je louerai l’Eternel à cause de sa justice, je chanterai le nom de l’Eternel, du Très-Haut »
La vraie justice triomphe toujours et lorsque Dieu juge notre cause, sa gloire rayonne et celle du méchant s’écrase devant Lui.
Laissez donc ceux qui se dressent contre vous. Car Dieu ne vous a pas abandonné à la condamnation des lèvres de vos persécuteurs.
Confiez-vous donc dans le juste juge et laissez sa paix vous inonder !
Faites comme David, louer l’Eternel à cause de sa justice !
6) Un refuge (Psaumes 46.2 ; 62.8)
Le psaume 46 nous donne comme message central que Dieu est un Dieu qui protège.
Il nos apporte la stabilité même si notre environnement est particulièrement instable ; tel est le rôle du refuge.
Dans ce psaume, règne également une confiance inébranlable en Dieu.
Il est un refuge qui nous protège de tout et ce, quelque soit les intempéries « la terre est bouleversée (…) Les flots de la mer mugissent »
À l’époque, la terre et les montagnes étaient considérées par les hommes comme symboles de stabilités.
On peut donc imaginer la frayeur quand tout cela se mettait à trembler.
Cependant, même quand cela se passait, ils avaient foi en leur refuge qui lui, demeurait stable.
Mais avant de pouvoir proclamer : « Il est pour moi un refuge et un appui », nous devons nous assurer de bien appartenir à Dieu.
Car proclamer une telle confiance en Dieu alors que derrière nous faisons nos petites assurances personnelles « au cas ou… » ne témoigne pas d’une pleine confiance en Dieu…
Tout autre refuge que Dieu est mensonge, car seul Dieu est présent à chaque instant.
Lui seul est tout puissant et toujours prêt à secourir son enfant.
La puissance de Dieu appartient à Dieu seul.
Il est un secours, réel, efficace et continuel « Il ne manque jamais dans la détresse ».
Le pire peut venir, Dieu demeure fidèle et le croyant qui demeure en lui n’a rien à craindre.
La foi ne craint rien si ce n’est Dieu seul.
La bible dit « Si Dieu est avec nous, qui sera contre nous? »
J’aimerais paraphraser en disant que si nous craignons Dieu, nous n’avons rien d’autre à craindre, pas même la mort (Romains 8.38).
« L’Eternel des armées est avec nous, le Dieu de Jacob est pour nous une haute retraite »
Alors pourquoi donc faisons-nous nos petites assurances, sachant que sans Dieu, elles n’aboutissent de toute façon à rien … ?
Le psaume 62 nous rend témoignage de la fidélité de David ainsi que de sa pleine confiance en Dieu.
Victime de trahison, il affronte avec courage ses adversaires, mais l’essentiel reste dans le faite que ses pensées vont vers Dieu et non vers ce qu’il subit de la part de ses ennemis.
Lorsque David dit : « Je ne chancellerai pas », il ne témoignage pas d’un orgueil démesuré, mais plutôt d’une pleine confiance en Dieu, car il dit aussi : « Sur Dieu reposent mon salut et ma gloire ; le rocher de ma force, mon refuge, sont en Dieu. »
David nous montre aussi que quel que soit le niveau social de la personne, elle demeure un bien piètre sujet de confiance : « Vanité, les fils de l’homme ! Mensonge, les fils de l’homme »
bien que ce ne soit pas une généralité, il n’en demeure pas moins un danger dans lequel tombent certains de nos frères et sœurs qui en ressortent bien déçus et parfois, très fortement affaiblis.
Si on mise trop sur l’homme et plus sur Dieu, on finit par décentrer notre vie.
On croit ce que l’homme nous dit sans plus chercher à savoir ce que Dieu nous dit.
On interroge son pasteur et non plus Dieu ; se faisant ainsi dépendant du pasteur et non plus de Dieu.
Dans ce genre de cas, il se crée un déséquilibre et la personne ne peut plus recevoir de Dieu, car elle ne cherche plus en Dieu, mais en l’homme.
Bien que ce ne soit pas le cas que traite David, il n’en demeure pas moins une vérité qui se vit et se voit aux seins de nos assemblées.
David quant à lui nous montre qu’une confiance qui repose en partie sur Dieu est vaine tandis qu’une pleine confiance en Dieu apporte la paix.
Charles Spurgeons disait aussi : « Si se reposer sur Dieu seul est la foi authentique, lui associer la force d’un homme est une vaine incrédulité effrontée »*
Ce n’est pas une généralité et l’amour ne soupçonne pas le mal, mais nous devons faire attention que notre base soit bien sur Dieu et non sur l’homme.
Que ce soit bien sur le roc que soit fondée notre espérance et non sur le sable.
Après cela, on pourra interroger l’homme, sachant que par notre enracinement en Dieu nous serons discerner ce qui est bon de ce qui est mauvais.
Mais un bon refuge c’est aussi un lieu dans lequel on peut être à l’abri, mais aussi dans lequel on peut s’y restaurer ; tel est le cas des bunkers actuels dans lesquels on peut y trouver un stock d’eau et de vivre capable de nourrir un nombre défini de personnes durant un temps défini.
Dieu, en tant que refuge, accueille tout homme sous une alliance perpétuelle.
Nous sommes donc en droit d’espérer recevoir de Dieu parce que nous croyons en Lui.
Mais ne désirons rien d’autre que ce qui est juste que Dieu nous accorde. Car ainsi notre espérance sera alors entièrement fixée sur lui.
David avait tout fixé sur Dieu à un point tel qu’il pouvait tiré de Dieu son espérance, son rocher, son salut, sa gloire, sa force et son refuge.
Alors, attendre de l’homme est chose vaine, car nul homme ne peut nous apporter ce que Dieu nous a déjà donné.
Nul homme ne sera jamais être autant disponible que l’est Dieu pour nous !
Ce n’est pas tous les jours facile, nous le savons tous, mais l’espérance de notre foi doit trouver une entrée dans chacune des caractéristiques que David donne à Dieu.
Dieu est-il :
- Votre espérance ? Votre salut ? Votre rocher ? Votre gloire ? Votre force ? Votre refuge ?
Si oui, il n’y a plus rien qui devrait encore retenir vos louanges et votre adoration envers Dieu.
7) Une forteresse (Psaumes 31.4 ; 71.3)
Le titre du psaume 31 en dit long sur son contenu « Prière confiante dans l’épreuve ».
D’entrée, David proclame sa confiance en Dieu en disant « je cherche en toi mon refuge (…) Car tu es mon rocher, ma forteresse »
Bien que son épreuve soit très douloureuse, c’est avec un état d’esprit tourné vers Dieu et clair en ce qui concerne la puissance d’action de Dieu que David entame son psaume.
Il se met ainsi en bonne disposition pour affronter l’épreuve. Les yeux tournés vers le haut, il lui est donc impossible de se diriger vers le bas.
Lors d’une visite d’un policier pour un cours de sécurité routière, il en fini par dire que là ou se pose notre regard, la voiture s’y dirige et qu’en cas de situation difficile, il est donc préférable de regarder à l’échappatoire s’il l’on veut éviter toute collision.
C’est le même principe qu’utilisa David en fixant Dieu du regard et non ses ennemis.
Un frère disait « Le Dieu de vérité et de grâce ne permet pas que l’homme qui dépend uniquement de lui connaisse finalement la honte. Si la foi ne recevait pas finalement sa récompense, Dieu lui-même serait déshonoré » (*)
L’épreuve est aussi un moyen qui nous est donné pour proclamer quel est notre vrai maître. Et ce, devant les hommes, les cieux et les ténèbres « Car l’âme dans l’épreuve doit affirmer sa pleine confiance en Dieu. ». (*)
Il y a des ennemis contre lesquels nos propres forces ne peuvent rien faire ; Satan et ses démons.
Mais là où nos forces nous font défaut, la puissance de notre foi en Dieu peut combler ce manque. Paul à dit : « C’est quand je suis faible que je suis réellement fort », il avait compris que bien au-dessus de ses propres forces se trouvait la puissance de sa foi en Jésus-Christ notre Seigneur.
Tant que notre foi en Dieu ne fait pas défaut au sein de l’épreuve alors l’issue du combat ne fait aucun doute.
Un autre frère me disait également : « Nous ne combattons pas pour la victoire, mais nous combattons dans la victoire ! ».
Si nous demeurons fermes à l’intérieur de notre forteresse inébranlable, alors l’issue du combat ne fait aucun doute n’est-ce pas ?
Paul le savait fort bien, voilà pourquoi il conseilla à Timothée de marcher en Jésus ; car rien ne peut arracher à Christ celui qui a été racheté par son sang puissant et qui demeure ferme en Lui.
Je suis conscient d’ignorer bien des souffrances que vous pouvez vivré, mais quel que soit notre souffrance, Dieu lui ne faiblit pas et ne change pas ; le croyez-vous ?
Je comprends fort bien que certains d’entre nous (et sûrement moi le premier) désirons échapper à la souffrance qui nous est parfois imposée.
Mais si nous ne recevons pas la délivrance comme nous l’avons souhaité alors le soutien de la grâce nous la donnera sous une autre forme en nous permettant de mépriser toute fureur de l’adversaire.
Parfois la souffrance nous fait oublier Dieu et c’est pour cela que David ne cessait de le louer, car ainsi, il s’assurait de ne pas l’oublier quand les moments se feront plus durs.
De plus, la louange est une véritable puissance qui nous permet de nous libérer de notre souffrance, car elle aura pour but de nous rappeler les bontés de Dieu !
C’est ce que fit David chaque fois que sa foi le conduisit vers Dieu ! Il ne put s’empêcher de le louer et de l’adorer.
Psaumes 71 : « En te célébrant, j’aurai de la joie sur les lèvres, la joie dans mon âme que tu as délivrée »